(San Francisco) Les vaccins contre la COVID-19 n’en sont qu’au stade des tests cliniques, mais YouTube, comme Facebook, prend les devants : le réseau social interdit désormais la désinformation sur les vaccins, qui pourrait nuire à la confiance lors de futures campagnes de vaccination.

Agence France-Presse

La plateforme de vidéos de Google a mis à jour mercredi ses règles sur le retrait des fausses informations liées à la pandémie.

Les affirmations selon lesquelles le vaccin va tuer des personnes ou les rendre infertiles, par exemple, seront enlevées.

D’une manière générale, les vidéos propageant des informations contraires au consensus des autorités sanitaires ou de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) seront retirées.

YouTube mentionne aussi la théorie du complot qui prétend que des micropuces seront implantées chez les patients lors de la vaccination.

Mardi, Facebook a annoncé interdire désormais les publicités qui découragent les utilisateurs de se faire vacciner, à la lumière de la pandémie de COVID-19 qui a mis en évidence « l’importance des mesures de santé préventives ».

Le géant des réseaux sociaux va aussi lancer une campagne d’information aux États-Unis sur le vaccin contre la grippe saisonnière.

Les deux plateformes ont déjà renforcé à plusieurs reprises leurs règles sur la modération des contenus sur le coronavirus, et mis en place des centres d’information sur le sujet. La pandémie a en effet suscité plusieurs vagues de désinformation sur le virus et les remèdes, ainsi que de nombreuses arnaques.

Les vaccins contre la COVID-19 sont attendus comme une clef majeure pour sortir de la pandémie, et plusieurs laboratoires mènent actuellement des essais cliniques.

Les États-Unis ont précommandé des centaines de millions de doses auprès de Pfizer et Moderna, mais aussi auprès des sociétés AstraZeneca, Johnson & Johnson, Novavax et Sanofi, afin de s’assurer des livraisons rapides de la part du, ou des, candidats qui se révéleront gagnants.

Les grands réseaux sociaux sont régulièrement accusés de laisser se développer le mouvement anti-vaccins.

Selon les autorités sanitaires américaines, le pourcentage d’enfants atteignant deux ans sans aucune vaccination est passé de 0,9 % des enfants nés en 2011 à 1,3 % de ceux nés en 2015. Le nombre de demandes d’exemptions vaccinales a augmenté en 2018-2019 pour la quatrième année scolaire consécutive aux États-Unis.

Une très grande étude portant sur plus de 650 000 enfants danois suivis sur plus d’une décennie est pourtant parvenue à la même conclusion que plusieurs études précédentes : le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) n’augmente pas le risque d’autisme, contrairement à ce qui est colporté sur les réseaux sociaux.