(Toronto) Les organisations canadiennes accusent un retard sur leurs homologues mondiaux dans la lutte contre les risques de cybersécurité, et elles deviennent de plus en plus vulnérables dans un contexte où un plus grand nombre d’entreprises travaillent à distance, souligne un sondage mondial.

La Presse canadienne

Le cabinet de fiscalité et de conseil EY affirme qu’en dépit de progrès, 34 % des groupes canadiens ne définissent pas pleinement le risque, contre 16 % de leurs pairs mondiaux.

Le sondage révèle que seulement 21 % des conseils d’administration canadiens savent comment évaluer pleinement les risques de cybersécurité de leur organisation, comparativement à 48 % à l’échelle mondiale.

Et 43 % des groupes canadiens ne sont pas en mesure de quantifier l’efficacité de la cybersécurité, contre 24 % des répondants mondiaux. Les entreprises canadiennes dépensent aussi moins que leurs pairs pour la cybersécurité.

Aux yeux du chef de la cybersécurité d’EY Canada, Yogen Appalraju, les équipes de cybersécurité doivent mieux communiquer aux conseils d’administration la gravité et l’impact des différents risques, et développer de meilleures alliances dans toutes les organisations.

Seulement 10 % des répondants au sondage canadiens affirment qu’il existe un niveau élevé de confiance et de consultation entre les équipes de cybersécurité et l’ensemble de l’entreprise.

« L’éducation et l’engagement accrus de ce groupe devraient se répercuter sur l’entreprise pour accroître la sensibilisation, tout en aidant à obtenir l’adhésion au financement et aux ressources nécessaires pour faire face aux menaces croissantes », a-t-il affirmé dans un communiqué.

L’enquête annuelle d’EY sur la sécurité de l’information dans le monde, menée d’août à octobre, a reçu des réponses de plus de 1300 cadres responsables des technologies de l’information de certaines des organisations mondiales les plus importantes et les plus reconnues, dont 47 au Canada.