(New York) Les Bourses mondiales ont fini la journée dans le vert jeudi, regardant toujours les statistiques de l’emploi aux États-Unis et tentant de deviner leurs répercussions éventuelles sur les politiques monétaires à venir.

Agence France-Presse

À Wall Street, l’indice NASDAQ et le S&P 500 ont tous deux clôturé à des records, respectivement en hausse de 0,14 % et 0,28 %. Le Dow Jones a lui pris 0,37 %.

En Europe, les places financières ont terminé dans le vert, de Paris (+0,06 %) à Londres (+0,20 %), en passant par Francfort (+0,10 %) et Milan (+0,20 %).

« Les marchés semblent marquer le pas avant le rapport sur l’emploi américain de demain (vendredi), ainsi que le long week-end de la fête du Travail aux États-Unis », note Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Entre les chiffres, décevants, de l’emploi privé aux États-Unis mercredi et le rapport mensuel du département américain du Travail vendredi, les investisseurs ont pu prendre connaissance des inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la séance du jour.

Elles sont reparties à la baisse aux États-Unis, atteignant un nouveau plus bas depuis le début de la crise sanitaire. Les chiffres sont passés outre l’impact du variant Delta sur l’économie américaine, notamment visible sur la consommation.

« L’espoir réside dans une amélioration de la situation économique pour que la question de la politique monétaire […] puisse être reléguée au second plan », estime Andreas Lipkow, analyste pour Comdirect.

L’évolution de la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) reste à l’esprit des investisseurs. Si le président de la Fed Jerome Powell a bien fait passer le message d’une réduction à venir du programme de rachats d’actifs de l’institution, le calendrier précis n’est pas connu.

La Fed répète depuis des mois qu’elle ne réduira son soutien monétaire que lorsque l’économie et le marché de l’emploi américain se seront remis du choc provoqué par la COVID-19.

« Pour vendredi, les marchés restent orientés assez positivement : si les chiffres sont supérieurs aux attentes, ils peuvent saluer la vigueur de la reprise économique, et s’ils sont inférieurs, ils peuvent se satisfaire du fait que cela pourrait repousser l’intervention de la Fed », estime également Daniel Larrouturou, gérant actions de Dôm Finance.

Apple fait des concessions, Spotify enchanté

Apple a terminé dans le vert (+0,75 % à 153,65 dollars), pas affecté par l’annonce mercredi de nouvelles concessions à certains créateurs d’applications mobiles, qui pourront désormais échapper à la commission facturée habituellement par le groupe à la pomme.

Spotify (+6,57 % à 254,03 dollars) et Netflix (+1,11 % à 588,55 dollars), qui échappaient déjà à cette commission en n’offrant pas la possibilité de prendre un abonnement via l’application, pourront ajouter désormais un lien vers leurs sites internet pour s’abonner.

Zooplus se fait désirer

En Allemagne, le spécialiste allemand de la vente en ligne d’accessoires pour animaux de compagnie Zooplus (+7,05 % à 425,00 euros) a confirmé jeudi mener des « discussions » avec le fonds suédois EQT, qui souhaiterait formuler une offre publique d’achat. Il s’agirait d’une contre-proposition à l’offre publiée en août à 3 milliards d’euros du fonds américain Hellman & Friedman, qui fait pourtant l’objet d’un accord d’investissement.

Les minières montent

Les valeurs minières ont été portées par un prix record de la tonne d’aluminium sur le London Metal Exchange (LME) : Glencore a notamment affiché une hausse de 2,21 % à 329,15 pence, Evraz a gagné 1,88 % à 596,6 pence et Rio Tinto a progressé de 1,39 % à 5406 pence.

Du côté du pétrole, de l’euro et du bitcoin

Les cours du pétrole ont fini en hausse jeudi, alors que les raffineries de Louisiane sont toujours hors service après le passage de l’ouragan Ida et après des stocks américains indicateurs d’une solide demande.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a terminé à 73,03 dollars à Londres, en hausse de 2,01 % par rapport à la clôture de la veille.

À New York, le baril américain de WTI pour octobre a gagné de son côté 2,04 % à 69,99 dollars.

L’euro s’appréciait encore de 0,28 % par rapport au billet vert, à 1,1873 dollar, proche de son plus haut niveau depuis un mois.

Le bitcoin était repassé sous les 50 000 dollars dans la matinée américaine, mais restait en hausse sur la journée, de 2,68 % à 49 562 dollars sur l’ensemble de la séance.