(New York) L’application chinoise de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Didi Chuxing a terminé sur une modeste hausse pour sa première séance de cotation mercredi au New York Stock Exchange, cédant du terrain après un démarrage en fanfare.

Agence France-Presse

Le titre Didi a finalement gagné 1,00 % à 14,14 dollars après avoir atteint un pic à 18,01 dollars (+28,64 %) dans les premiers échanges.

Le prix initial de l’action avait été fixé à 14,00 dollars.

Au cours de clôture de mercredi, la capitalisation boursière du géant chinois s’établit à environ de 68 milliards de dollars.

L’entreprise avait annoncé dans la matinée avoir réalisé une levée de fonds de 4,4 milliards de dollars avant son arrivée à Wall Street.

Fondé en 2012 par Cheng Wei, un ancien cadre du géant chinois du commerce en ligne Alibaba, Didi est disponible dans 15 pays, dont la Chine, la Russie et l’Australie.

Elle domine le marché chinois des véhicules avec chauffeur depuis qu’elle a chassé son rival américain Uber en 2016 au terme d’une guerre des prix impitoyable.

L’application revendique 493 millions d’utilisateurs actifs annuels et 15 millions de chauffeurs actifs annuels.

Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 21,6 milliards de dollars en 2020 et de 6,4 milliards de dollars au premier trimestre 2021.

Didi a encaissé une perte nette de 1,6 milliard de dollars l’an dernier, mais a dégagé un bénéfice net de 800 millions de dollars entre janvier et mars.

À titre de comparaison, des groupes comme Uber ou Lyft n’ont jamais réalisé de profits depuis leur entrée à Wall Street.

La société chinoise dit avoir été affectée par la pandémie de COVID-19 de janvier à juin 2020 en raison des mesures de confinement et de la baisse des déplacements en voiture. Elle a toutefois retrouvé le chemin de la croissance à partir du second semestre.

Les banques Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan étaient garantes de l’introduction de Didi à Wall Street.