(New York) Les fonds communs de placement gérés par un nombre élevé de femmes font mieux cette année aux États-Unis que ceux gérés uniquement par des hommes grâce notamment à leur penchant pour le secteur technologique, selon une note de Goldman Sachs publiée lundi.  

Agence France-Presse

Dans une industrie encore largement dominée par les hommes, la banque de Wall Street considère qu’un fonds d’investissement est « géré par les femmes » quand ces dernières occupent au moins un tiers des postes de gestionnaires de portefeuilles.

Alors que les marchés ont traversé de grandes turbulences au printemps, « 43 % des fonds gérés par des femmes ont fait mieux que leur indice de référence depuis le début de l’année, contre seulement 41 % des fonds sans gestionnaire féminin », écrivent-ils.  

Et « depuis le creux des indices (en mars, NDLR), 48 % des fonds gérés par des femmes ont fait mieux que le marché contre seulement 37 % des fonds gérés uniquement par des hommes ».  

Goldman Sachs attribue cette différence au fait que les femmes ont dans leur portefeuille plus de titres du secteur technologique, qui tire largement les indices de Wall Street vers le haut depuis le début de l’année.  

Les femmes investissent aussi un peu moins que les hommes dans les titres de la finance, plus à la peine cette année.  

Entre 2017 et 2019, les performances des fonds étaient à peu près équivalentes, peu importe leur diversité, rappellent les analystes de Goldman Sachs.

La banque a basé son étude sur 496 fonds communs de placement ayant au total 2300 milliards de dollars sous gestion. Seulement 63 de ces fonds, soit 13 %, peuvent être considérés comme « gérés par des femmes ».