(New York) La Bourse new-yorkaise évoluait en forte baisse mercredi peu après l’ouverture, toujours inquiète du ralentissement économique aux États-Unis.  

Agence France-Presse

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 1,58 %, à 26 152,76 points, vers 10 h 30.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, cédait 1,51 %, à 7789,35 points, et l’indice élargi S&P 500 perdait 1,57 %, à 2894,16 points.

La place new-yorkaise avait dévissé la veille peu après la publication de l’indice de l’association professionnelle ISM sur l’activité dans le secteur manufacturier américain en septembre : le Dow Jones avait perdu 1,28 % et le NASDAQ 1,13 %.

L’indice a encore reculé en septembre pour tomber à son plus bas niveau en 10 ans, sous l’effet des incertitudes entourant le commerce mondial.

« La performance étonnamment faible de l’indice manufacturier ISM hier a envoyé des ondes de choc sur le marché des actions », observe Chris Low de FTN Financial.

Pour Patrick O’Hare de Briefing, la forte réaction du marché s’explique « non seulement parce qu’il s’agit du deuxième mois de contraction de suite, mais encore parce que cela a renforcé les inquiétudes sur la capacité de l’économie américaine – et du consommateur américain – à rester isolé du ralentissement de l’économie mondiale. »

Cette préoccupation semblait persister mercredi en début de séance et était même amplifiée par de nouvelles données économiques.

Doutes sur le Libra

Les créations d’emplois dans le secteur privé ont en effet ralenti à 135 000 en septembre après 157 000 en août, selon l’enquête mensuelle d’ADP publiée mercredi.

L’administration Trump doit publier vendredi les chiffres du chômage et les créations d’emplois enregistrées en septembre.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine s’établissait à 1,611 % en baisse par rapport à sa clôture de la veille (1,635 %).

Au rang des valeurs, Facebook lâchait 0,02 %. Certains partenaires clés du réseau social, dont Visa et MasterCard, ont refusé de soutenir publiquement son projet de monnaie virtuelle Libra, d’après un article publié mardi soir par le Wall Street Journal.

Microsoft perdait 2,00 %. Le géant de l’informatique a dévoilé à New York sa nouvelle gamme de produits Surface.

Boeing reculait de 2,7 %. L’agence fédérale de l’aviation américaine a annoncé mercredi avoir ordonné une inspection de certains Boeing 737 NG, le prédécesseur du 737 MAX, après la découverte de « fissures structurelles » sur un exemplaire en Chine.

L’Organisation mondiale du commerce a par ailleurs statué en faveur des États-Unis, dans le cadre du vieux conflit Boeing/Airbus, ouvrant la voie à l’imposition par les États-Unis de taxes sur près de 7,5 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) de biens européens par an.

Johnson & Johnson prenait 1,68 % après avoir proposé mardi plus de 20 millions de dollars à deux comtés de l’Ohio pour régler un différend judiciaire, ce qui lui permettrait d’éviter un procès fédéral pour sa responsabilité dans la crise des opiacés.

TDAmeritrade (-1,41 %) reculait après avoir annoncé mardi éliminer les commissions sur les principales opérations effectuées en ligne par ses clients, dans le sillage de son concurrent Charles Schwab (-1,59 %).