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La sélection: le sentiment d'être propriétaire

«Big Blue», comme on la surnomme dans les... (Photo Seth Wenig, AP)

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«Big Blue», comme on la surnomme dans les milieux financiers, n'est pas une société de technologie, mais bien une entreprise de service.

Photo Seth Wenig, AP

Jean Gagnon
La Presse

Se considérer comme de vrais propriétaires d'entreprises et non pas comme des détenteurs de bouts de papier qui s'échangent quotidiennement. C'est la pierre angulaire de l'approche de Jean-Philippe Bouchard, vice-président et gestionnaire de portefeuilles chez Giverny Capital. «Nous considérons les actions comme des parts d'entreprises», dit-il.

Sa méthode de sélection: «Nous recherchons des entreprises de très grande qualité qui possèdent un avantage concurrentiel durable, dont les perspectives de croissance à long terme sont bonnes et qui sont gérées par des dirigeants hors pair», dit M. Bouchard.

De plus, le gestionnaire de Giverny cherche à acquérir ces entreprises au moment où elles sont sous-évaluées, sans se limiter à la taille de la capitalisation boursière. «On peut investir dans de grosses entreprises, comme dans de plus petites», dit-il.

M. Bouchard se décrit également comme un investisseur à long terme. «Nous avons un taux de rotation du portefeuille de moins de 20%, ce qui veut dire que nous détenons nos titres en moyenne plus de cinq ans», dit-il.

Il nous présente une sélection de quatre titres américains dans des secteurs diversifiés tels la finance, la vente d'automobiles et les services informatiques.

Wells Fargo (WFC)

Cours: 38,40$US

Haut et bas (52 semaines): 38,56$ et 29,80$

Bénéfice par action: 3,57$

Dividende: 3,14%

Wells Fargo est la quatrième banque au chapitre des actifs aux États-Unis. Elle a su tirer avantage de la crise financière en faisant l'acquisition de Wachovia, ce qui lui a permis de doubler ses actifs. «Elle est parmi les meilleures du secteur bancaire quant au rendement sur les actifs [1,5% ], au rendement de l'avoir des actionnaires [13,6% ], et au ratio d'efficacité [58% ]», explique Jean-Philippe Bouchard. La provenance des revenus est bien diversifiée, soit environ 50% des marges d'intérêt et l'autre moitié de frais divers. Les revenus générés par les prêts hypothécaires représentent 12% du total, ce qui place WFC en bonne position pour profiter de la reprise immobilière. Le titre est attrayant, étant donné qu'il se négocie à peine à 10 fois les bénéfices prévus pour 2013 et qu'il verse un dividende de plus de 3%. «Nous pensons que le titre a le potentiel de doubler sur une période de cinq ans», dit M. Bouchard.

M&T Bank Corp. (MTB)

Cours: 102,30$US

Haut et bas (52 semaines): 105,90$ et 76,92$

Bénéfice par action: 8,07$

Dividende: 2,76%

M&T Bank Corp. est une banque de la région de Buffalo, dans l'État de New York, dont l'actif totalise plus de 80 milliards US. Sa croissance provient principalement des 23 acquisitions qu'elle a réalisées au cours des 25 dernières années. «Elle est dirigée par Robert Wilmers, un des meilleurs banquiers américains», estime Jean-Philippe Bouchard. Son équipe a été opportuniste durant la crise financière en faisant l'acquisition de Provident Bankshares en 2008 et de Wilmington Trust en 2010. Signe de santé financière, MTB a continué de verser son dividende durant la crise financière. À 11 fois les bénéfices prévus pour 2013, elle aussi a le potentiel de doubler sur cinq ans, selon le gestionnaire de Giverny.

CarMax Inc. (KMX)

Cours: 46,82$US

Haut et bas (52 semaines): 46,86$ et 24,83$

Bénéfice par action: 1,90$

Dividende: Aucun

CarMax Inc. est une chaîne de 119 magasins de grande surface spécialisés dans la vente de voitures d'occasion. Elle cible le marché des voitures âgées de six ans et moins qui affichent au plus 150 000 km au compteur. L'industrie est fragmentée, si bien que CarMax Inc. possède seulement 3% du marché actuellement. «Il existe donc pour elle beaucoup de potentiel à long terme», dit Jean-Philippe Bouchard. Les dirigeants de CarMax Inc. ont comme objectif d'ouvrir de 10 à 15 magasins par année. Le titre se négocie à 22 fois les bénéfices estimés pour 2013. Ça ne constitue pas nécessairement une aubaine, mais ce ratio est justifié, compte tenu de l'historique de la société et de son potentiel de croissance à long terme, selon M. Bouchard. «Le titre saura sûrement récompenser l'investisseur patient qui a un horizon de placement à long terme», dit-il.

IBM (IBM)

Cours: 203,63$US

Haut et bas (52 semaines): 215,90$ et 182,50$

Bénéfice par action: 14,65$

Dividende: 1,87%

«Big Blue», comme on la surnomme dans les milieux financiers, n'est pas une société de technologie, mais bien une entreprise de service. Ses revenus proviennent principalement de solutions en technologies de l'information (TI) et de la vente de logiciels. L'avantage concurrentiel d'IBM réside dans la rétention de ses clients et la récurrence de ses revenus, explique Jean-Philippe Bouchard. «Pour les compagnies de taille, une fois que vous utilisez IBM pour vos TI, il devient difficile pour vous de changer. C'est un peu comme avec les vérificateurs», dit-il. «L'entreprise possède un plan de match bien articulé dont l'objectif est d'atteindre des bénéfices par action de 20$US d'ici 2015», ajoute-t-il.




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