Propulsé par les titres des banques et des compagnies d'assurances, l'indice de référence de la Bourse de Toronto a terminé en hausse lundi pour une cinquième séance consécutive.

Malcolm Morrison LA PRESSE CANADIENNE

Les investisseurs ont ainsi semblé confiants de voir la fin récession dès 2009. Toutefois, leurs confrères au sud de la frontière sont demeurés plus prudents, les indices new-yorkais ayant subi des pertes après quatre séances positives.

L'indice S&P/TSX du parquet torontois a grimpé de 83,32 points à 8386,71. Une série de bonnes nouvelles en provenance du secteur financier américain a fait grimper l'indice vedette de Toronto de près de 10 pour cent la semaine dernière.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a tenté lundi de redonner confiance aux investisseurs en affirmant que la récession aux États-Unis prendrait fin «probablement» cette année si le gouvernement parvenait à rétablir le système bancaire.

Pour ce faire, les banques devront se laisser convaincre de prêter de l'argent plus librement et la stabilité devra revenir sur les marchés financiers.

Les analystes n'ont pour leur part pas été très surpris de voir la reprise commencer à perdre de la vitesse.

«Ceci est la troisième reprise de 10 pour cent dans l'espace d'une semaine que nous observons sur les marchés depuis octobre», a noté Norman Raschkowan, chef des investissements chez Mackenzie Financial, ajoutant que la récession n'en est qu'à ses premiers jours et que d'autres mauvaises nouvelles s'en viennent.

«Nous avons eu ces reprises très marquées d'une semaine, et puis le marché abandonne, en quelque sorte, après quelques semaines et commence à repartir à la baisse et puis quelque chose se produit et il refait un autre bond. Jusqu'à maintenant, ces mouvements n'ont pas été soutenus et je serais surpris que cet élan à la hausse le soit.»

La Bourse de croissance TSXV a perdu 1,65 point à 847,32, tandis que le dollar canadien a glissé de 0,07 cent US à 78,52 cents US.

À New York, la moyenne Dow Jones des 30 valeurs industrielles a cédé une avancée de plus de cent points pour finalement afficher un recul de 7,01 points à 7216,97. Elle avait grimpé de neuf pour cent la semaine dernière.

L'indice élargi S&P 500 a retraité de 2,66 points à 753,89, tandis que l'indice Nasdaq, à forte composante technologique, a baissé de 27,48 points à 1404,02.

À Toronto, le secteur des finances a gagné un autre 2,3 pour cent lundi, l'action de la Banque TD [[|ticker sym='T.TD'|]] ayant avancé de 1,13 $ à 42,31 $ tandis que celle de la Financière Manuvie [[|ticker sym='T.MFC'|]] a pris 68 cents à 13,49 $.

Les actions du secteur de l'énergie ont avancé en moyenne de un pour cent, encouragées par la hausse de 1,10 $ US du prix du baril de pétrole à la Bourse des matières premières de New York, pour s'établir à 47,35 $. Ce dernier avait reculé jusqu'à 43,62 $ US plus tôt dans la journée, après la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui a convenu ce week-end de laisser sa production à son niveau actuel.

Le secteur torontois des métaux de base a progressé de 4,7 pour cent, tandis que celui des titres aurifères a été le seul a clôturer résolument en baisse, avec un recul de 1,65 pour cent. Le cours du lingot d'or a glissé de 8,10 $ US à 922 $ US l'once à New York.