(New York) Après une violente réaction épidermique à la Bourse mercredi à l’annonce d’une éventuelle levée des brevets sur les vaccins contre la COVID-19, les titres des fabricants de vaccins réduisaient leurs pertes jeudi à la mi-séance.

Agence France-Presse

La descente en flèche des actions des laboratoires avait commencé mercredi en deuxième partie de séance boursière après l’annonce par l’administration Biden qu’elle soutenait la levée des droits de propriété intellectuelle sur les précieux sérums pour en améliorer la distribution dans le monde.  

L’annonce qui a été saluée par de nombreux pays et organisations internationales de la Russie à l’ONU, a fait fondre des milliards de dollars aux valorisations des laboratoires en bourse, de Moderna à Novavax en passant par BioNTech, le partenaire allemand de Pfizer, dont les titres étaient tombés à un plus bas en deux mois.

Jeudi le PDG de Moderna Stephane Bancel a assuré que cette perspective d’une levée des brevets ne lui avait « pas fait perdre une minute de sommeil la nuit dernière » : « nous ne pensons pas que cela va aider à fournir davantage de vaccins Moderna en 2021 et 2022 », a-t-il affirmé.  

Le titre ne perdait plus que 2,43 % à 158 dollars à 12 h 30 peu après avoir annoncé que son sérum était très efficace chez les adolescents.

Pfizer, dont le titre a lâché 3 % en matinée, réduisait sa baisse de moitié tandis que son partenaire allemand BioNTech, qui avait dû céder 3,5 % la veille, abandonnait moins de 2 %.  

Le PDG de Pfizer s’est dit opposé à la levée des brevets.  

Ouvrir des sites de production du vaccin BioNTech-Pfizer ailleurs que ceux existant aux États-Unis et dans l’UE serait compliqué par les goulots d’étranglement sur les matières premières, au risque de « réduire le nombre de doses » produites, a-t-il indiqué à l’AFP, appelant à « ne pas perturber (les opérations de production) avec des annonces politiquement motivées, des promesses vides ».

Novavax, dont le vaccin est encore à l’étude, abandonnait moins de 2 % après avoir perdu 3,34 % à l’ouverture et presque 5 % la veille.  

Le titre Johnson & Johnson, dont le vaccin a été suspendu aux États-Unis et dans d’autres pays après des effets secondaires graves, avant d’être réautorisé sauf au Danemark, a moins été affecté par ces baisses, restant autour de l’équilibre.