La liste de cibles d’acquisitions potentielles examinées par CGI s’allonge, et la pandémie risque de créer des occasions.

Publié le 28 janv. 2021
Richard Dufour
Richard Dufour La Presse

C’est ce que la direction de l’entreprise informatique montréalaise a indiqué mercredi en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires, qui s’est déroulée de façon virtuelle cette année en raison de la crise sanitaire.

« Notre ambition est toujours de doubler la taille de CGI d’ici cinq à sept ans », a dit le président et chef de la direction, George Schindler.

Un prix « raisonnable » doit évidemment être négocié pour réaliser une acquisition. George Schindler a cependant précisé qu’en examinant des transactions, CGI cherche une compatibilité culturelle.

« Ce que ça veut dire pour nous, c’est le type de travail que l’entreprise effectue et pour quel type de clients, de manière à ce que le mariage soit heureux avec le modèle de CGI. On ne veut pas fusionner avec une entreprise qui modifierait cette culture et ce chemin sur lequel nous sommes engagés. C’est la principale raison pour laquelle on écarte certaines transactions. C’est aussi pourquoi nous avons une liste qui s’allonge. Cette consolidation est encore à ses tout débuts dans l’industrie », dit-il.

Que ce soit pour réaliser une acquisition d’envergure ou de plus petites dans des marchés métropolitains, George Schindler rappelle que CGI a la capacité financière et la force opérationnelle pour bouger rapidement si une occasion se présentait.

Pour l’appuyer dans son magasinage, l’entreprise dispose de plus de 3,19 milliards en liquidités « facilement accessibles ».

À la fin de la dernière crise financière, certaines entreprises ont éprouvé des difficultés, ce qui avait accéléré certaines transactions dans l’industrie, a fait remarquer le chef de la direction financière, François Boulanger. Celui-ci a suggéré que le contexte était similaire en raison de la pandémie.

La dernière grande acquisition de CGI remonte à 2012, lorsqu’elle a mis la main sur la firme britanno-néerlandaise Logica, au coût de 2,8 milliards.

Performance qui impressionne

La performance financière de début d’exercice présentée par CGI surpasse par ailleurs les prévisions des experts.

Le bénéfice par action ajusté de 1,33 $, en hausse de 9 % sur un an, se compare avantageusement au consensus des analystes, qui s’élevait à 1,24 $. Le bénéfice d’exploitation de 625 millions a aussi dépassé les attentes de Bay Street, qui avaient été fixées à 607 millions. Les marges bénéficiaires ont aussi impressionné les observateurs.

Les revenus de 3 milliards s’avèrent de leur côté relativement conformes aux attentes.

Le carnet de commandes est en bonne santé avec de nouveaux contrats signés pour une valeur de 3,4 milliards. « Cela laisse entendre que la croissance organique risque de continuer de s’améliorer », observe l’analyste Paul Treiber, de RBC.

L’action de CGI a clôturé la séance de mercredi en légère hausse, à 99,11 $, à la Bourse de Toronto.

— Avec La Presse Canadienne