(New York) La société américaine L Brands, propriétaire de la marque emblématique de lingerie Victoria’s Secret, a annoncé lundi avoir trouvé un accord annulant son acquisition annoncée en février par un fonds.

Agence France-Presse

Sycamore Partners avait accepté de débourser 525 millions de dollars afin de prendre le contrôle (55 % du capital) de L Brands, mais le fonds avait fait volte-face le 22 avril, disant vouloir annuler l’opération à cause de mesures prises par la cible pour survivre à la pandémie de COVID-19.

Il avait aussitôt saisi les tribunaux. L Brands avait contre-attaqué en intentant une action judiciaire de son côté.

« L Brands et Sycamore Partners ont accepté de résoudre leur litige et d’abandonner leurs plaintes respectives », assure lundi le spécialiste de la lingerie et de produits de beauté, sans dire s’il y avait une compensation financière.

Cette annonce met fin abruptement à une des transactions phare dans un secteur textile et de la distribution particulièrement touché de plein fouet par la crise sanitaire.

Elle accroît également les incertitudes sur l’avenir de Victoria’s Secret, qui connaît de grandes difficultés financières.

Dans l’avenir, Victoria’s Secret va devenir une société indépendante, de même que Bath & Body Works, l’autre marque phare de L Brands.

Les Wexner, 82 ans, qui avait racheté Victoria’s Secret en 1982, pour un million de dollars à l’époque, quitte, comme prévu, ses fonctions de PDG.

Sycamore reprochait à L Brands d’avoir fermé quasiment toutes les boutiques Victoria’s Secret et PINK à travers le monde un mois seulement après l’accord entre les deux parties.

Estimant que ces mesures affectaient l’activité, le fonds accusait aussi la cible d’avoir mis en congé sans solde les employés de Victoria’s Secret et d’avoir réduit la rémunération des cadres.

Ces mesures avaient été prises par L Brands pour répondre à la pandémie de COVID-19, maladie causée par le nouveau coronavirus, qui a mis un coup d’arrêt à l’activité économique en Europe et aux États-Unis.