(Québec) Alstom s’expose à des « poursuites monstrueuses » si elle ne respecte pas ses engagements écrits « noir sur blanc » dans le cadre de son achat de la division ferroviaire de Bombardier, estime le premier ministre François Legault.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Comme le PDG de la Caisse de dépôt Charles Émond l’a fait lundi, M.  Legault a signalé que les engagements pris par Alstom sont solides, qu’ils ont valeur légale.

Il s’agit d’installer au Québec un siège social pour l’Amérique du Nord, auquel vont se rapporter les 13 000 employés de la nouvelle entité, de développer un centre de recherche à Saint-Bruno-de-Montarville et d’augmenter la production aux usines de La Pocatière et de Sorel-Tracy.

« C’est dans la constitution, c’est noir sur blanc. Même si demain matin la Caisse n’était plus l’actionnaire le plus important, le siège social des Amériques pour Alstom va rester à Montréal », a fait valoir François Legault lors d’une mêlée de presse mardi.

Si les engagements ne sont pas respectés, « il pourrait y avoir des poursuites monstrueuses, mais je ne vois pas pourquoi Alstom ne respecterait pas son entente ». Il a insisté : les relations sont bonnes avec Alstom, et une poursuite pour non-respect de l’entente est un « scénario hypothétique qui n’arrivera pas ».

Au Salon bleu, en réponse aux questions de la co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé, le premier ministre a signalé qu’une part de 25 % de contenu québécois représente « le minimum des minimums » qui sera exigé dans « tous les projets de train et de tramway au Québec ». Il a ainsi laissé entendre que ce pourrait être davantage.

En plus du réseau structurant dans la capitale, le gouvernement a cinq autres projets du genre dans ses cartons (boulevard Taschereau à Longueuil, Rive-Sud, couronne nord, est de Montréal et Gatineau).