(Saint-Jean) Husky Energy recevra 41,5 millions de dollars du fédéral pour conserver des emplois et prendre la voie du redémarrage de son projet pétrolier extracôtier West White Rose à Terre-Neuve-et-Labrador, bien que les responsables admettent que le redémarrage n’est pas garanti.

La Presse Canadienne

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, a annoncé le financement, jeudi, dans les bureaux de Husky au centre-ville de Saint-Jean. M. Furey a déclaré que cet investissement assurerait des emplois à 331 personnes dans la province pour la prochaine année. L’argent provient d’un engagement de 320 millions de dollars d’Ottawa pour aider l’industrie pétrolière extracôtière de la province.

« Nous sommes tous conscients des difficultés que notre industrie pétrolière et gazière a traversées en raison de l’effondrement des prix du pétrole et d’une pandémie mondiale », a dit M. Furey.

Husky injectera une somme équivalente de 41,5 millions de dollars. L’entreprise a annoncé en septembre qu’elle interrompait la construction de l’énorme plateforme du projet, qui était en grande partie réalisée à Marystown, sur la péninsule Burin à Terre-Neuve, et à Argentia, sur la péninsule d’Avalon. Le projet est achevé à approximativement 60 % et environ 1000 personnes étaient employées pour les travaux dans ces deux villes, selon un communiqué de l’entreprise.

En octobre, la société a annoncé qu’elle suspendait la construction pour toute l’année 2021, tandis qu’elle examinait ses opérations dans la province. « Le projet (West White Rose) est essentiel pour prolonger la durée de vie du champ White Rose. Comme nous l’avons déjà dit, toutes les options sont sur la table et l’abandon anticipé reste une possibilité », avait déclaré la porte-parole de Husky, Kim Guttormson, dans un courriel à ce moment.

Dans un communiqué envoyé par courriel, une autre porte-parole de Husky, Colleen McConnell, a déclaré que l’annonce de jeudi « nous permettra de faire progresser certains champs d’activité en 2021 et de préserver nos options pour un redémarrage potentiel en 2022 si les conditions le permettent ».

Cela comprend des travaux sur les quartiers d’habitation de la plateforme, les canots de sauvetage, le pont d’hélicoptères et la tour, ainsi que les travaux d’entretien et de préservation, et le travail « pour continuer à planifier les futures activités maritimes, sous-marines et de forage ».