Cominar n’aura pas perdu de temps pour trouver un remplaçant au magasin de Laval de la chaîne Sportium en faillite. Un de ses principaux concurrents, la société française Décathlon, va ouvrir ses portes à la mi-décembre.

André Dubuc André Dubuc
La Presse

L’information apparaît sur le site internet de Décathlon Canada. L’entreprise invite les personnes intéressées à postuler pour un emploi.

Le magasin de 67 000 pieds carrés sera sa cinquième adresse au Québec et sa neuvième au Canada.

Souvent qualifié d’IKEA du sport, le géant aux bas prix Décathlon est arrivé au Québec en avril 2018, avec une succursale à Brossard, au Mail Champlain. Les autres magasins au Québec sont à Québec, près de l’IKEA, au Centre Eaton de Montréal et à Boisbriand.

Présenté comme un magasin phare, le Décathlon de Laval « abritera pour la première fois un centre sportif Décathlon Community où des entraîneurs pourront y donner des cours. Le magasin offrira aussi un atelier de vélo complet, ainsi que nos zones tests habituelles pour permettre à la clientèle d’essayer du matériel ».

La pandémie fait mal

Cette signature est un baume pour le propriétaire du Centre Laval, la fiducie de placement immobilier Cominar, qui dévoilait mercredi des résultats trimestriels toujours plombés par la pandémie, en particulier dans le secteur des centres commerciaux.

La société a néanmoins enregistré un bénéfice net pour le trimestre terminé le 30 septembre 2020 de 44,1 millions de dollars, en baisse de 10,5 millions par rapport au bénéfice net de la période correspondante en 2019.

Les pertes de crédit attendues, pour le trimestre, s’élevaient à 8 millions de dollars, ou 4,9 % des revenus d’exploitation, principalement en raison de la COVID-19, dont 7,0 millions de dollars pour le commercial. Les pertes de crédit attendues étaient de 18 millions au deuxième trimestre.

Les pertes de crédit incluent des estimations pour la partie revenant au propriétaire dans le cadre du programme d’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) ainsi que d’autres sommes dont le recouvrement paraît incertain.

Autre signe des difficultés du secteur commercial, le loyer net moyen des baux ayant été renouvelés diminue de 2,1 % au troisième trimestre. L’industriel va toutefois beaucoup mieux, et le bureau s’en tire pour le moment.

Par ailleurs, la direction de Cominar n’avait rien de neuf à ajouter au processus d’analyse stratégique en vue d’augmenter la valeur pour les porteurs de parts entamé le 15 septembre. Ce type de processus mène souvent à la vente d’éléments d’actif.

La part de Cominar gagnait 5,1 % dans la journée, à 7,82 $. Le creux des 52 dernières semaines se situe à 6,77 $.