(Tokyo) Le conglomérat industriel japonais Toshiba a annoncé mercredi une perte nette au premier trimestre 2020/21, en raison de l’impact de la crise sanitaire sur son activité et de coûts de restructuration notamment, mais a maintenu ses prévisions dans le vert sur l’exercice.

Agence France-Presse

Sur la période avril-juin, sa perte nette s’élève à 11,3 milliards de yens (90,3 millions d’euros), comparé à une perte nette de 140,2 milliards de yens un an plus tôt, expliquée à l’époque par une dépréciation d’actifs après la cession de son activité de gaz naturel liquéfié américaine au français Total.

Sa perte opérationnelle sur le premier trimestre se chiffre à 12,6 milliards de yens (100,7 millions d’euros), contre un bénéfice opérationnel de 7,8 milliards de yens un an plus tôt, selon un communiqué.

Ses ventes ont également reculé de 26,2 % sur un an, à 599,8 milliards de yens (4,8 milliards d’euros), plombées par une baisse de la demande, imputée à la pandémie, dans tous les secteurs, en particulier l’énergie, les solutions numériques, les systèmes d’impression, l’électronique et les équipements de stockage.

Les prévisions de Toshiba sur l’ensemble de l’exercice 2020/21 sont en revanche inchangées par rapport à ses objectifs fixés en juin.  

Le groupe s’attend toujours à un impact négatif de la crise sanitaire, à hauteur de 90 milliards de yens, sur son résultat opérationnel annuel (contre un impact de 20,3 milliards de yens en 2019/20).

Il table encore sur une baisse de ses ventes annuelles de 6 % à 3180 milliards de yens et un déclin de son bénéfice d’exploitation de 16 % à 110 milliards de yens.

Toshiba espère générer sur l’exercice un bénéfice net de 50 milliards de yens. Il a subi en 2019/20 une perte nette de 114,6 milliards de yens.