Les affaires de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) sont en baisse depuis la mi-mars, ce qui a entraîné des milliers de suppressions d’emplois temporaires dans l’entreprise alors que la pandémie de COVID-19 se propage dans ce secteur qui sert de baromètre des cycles économiques.

Christopher Reynolds
La Presse canadienne

Les tonnes-milles commerciales, une mesure clé de l’industrie — ont chuté de 15 % en un an au mois d’avril et de 21 % au mois de mai, a déclaré jeudi le président du CN Jean-Jacques Ruest, lors d’une conférence tenue en ligne.

« Les affaires ralentissent depuis la mi-mars, avril était inférieur à mars et mai était inférieur à avril », a-t-il mentionné.

Monsieur Ruest a déclaré que les expéditions d’automobiles étaient comme des « montagnes russes », en baisse, en hausse et en baisse à mesure que les usines en Chine fermaient puis rouvraient et au moment où les usines ferment en Amérique du Nord.

Les ventes d’automobiles ont chuté de plus de 90 % en une année, a-t-il déclaré, avec de sombres perspectives pour les mois à venir, alors que les consommateurs économes reculent sur leurs décisions de faire de gros achats en période de récession. « Je ne sais pas si les gens recommenceront à acheter des véhicules », a déclaré Jean-Jacques Ruest.

Pendant ce temps, les bénéfices provenant du brut expédié par chemin de fer et du sable de fracturation sont « aussi mauvais que possible » dans un contexte de surabondance de pétrole sur les marchés mondiaux et de chute de la demande provoquée par la pandémie.

Rare nouvelle positive, Jean-Jacques Ruest a déclaré que les revenus céréaliers atteindraient probablement de nouveaux sommets mensuels en mai, juin et juillet après avoir atteint des niveaux jamais atteints en mars et avril.