La plus grande entreprise médiatique dans les provinces de l'Atlantique a intenté une poursuite de plusieurs millions de dollars contre Transcontinental relativement à son acquisition en 2017 des journaux dans la région de la société établie à Montréal.

LA PRESSE CANADIENNE

Le réseau SaltWire, qui possède 35 journaux au Canada atlantique, accuse Transcontinental d'avoir surestimé ses activités d'impression et de distribution et d'avoir présenté de manière trompeuse les flux de revenus des actifs acquis.

En 2017, Transcontinental avait cédé 28 publications dans les Maritimes à SaltWire.

La poursuite intentée mercredi devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse soutient que Transcontinental a largement surestimé ses revenus, dissimulé des faits importants sur l'état des actifs et n'a pas été transparente à propos d'un certain nombre de pratiques commerciales.

SaltWire affirme que ces éléments l'ont amenée à subir des dommages et des pertes considérables.

Elle réclame une indemnité pour dommages généraux et spéciaux, ainsi que des dommages-intérêts majorés et punitifs et des frais.

Le chef de l'exploitation de SaltWire, Ian Scott, a affirmé que la société n'avait pas réussi à parvenir à un règlement avec Transcontinental pour éviter une action en justice.

« Dans toute transaction importante, l'acheteur doit s'appuyer sur des informations opportunes, précises et complètes du vendeur. Lorsque des éléments matériels sont cachés ou sous une fausse déclaration, l'acheteur est placé dans une position intenable », a-t-il déclaré.

Transcontinental se dit au courant des procédures judiciaires, mais affirme ne pas avoir encore reçu les documents.

« Nous avons l'intention de nous défendre. Ces questions étant devant les tribunaux, nous ne ferons aucun autre commentaire », a dit la porte-parole Patricia Lemoine.