(Montréal) Le nouveau patron du Groupe SNC-Lavalin a nommé un haut dirigeant qui sera établi au Royaume-Uni et a procédé à des changements organisationnels visant à rationaliser la société en difficulté et réduire ses risques.

La Presse canadienne

Le chef de la direction par intérim, Ian Edwards, a nommé Nigel White au poste de vice-président directeur de la surveillance de projets. Ce dernier relèvera directement du chef de la direction. M. Edwards a expliqué que la fonction de surveillance sous-tendra les quatre secteurs d’exploitation du géant de l’ingénierie et de la construction, et sera chargé d’évaluer les risques et de résoudre les problèmes liés aux projets.

Le chef de la direction, qui a été promu à la tête de l’entreprise il y a une semaine, a également annoncé que SNC intégrerait le secteur de l’énergie d’Atkins — le géant britannique de l’ingénierie que SNC a racheté en 2017 — à sa division d’infrastructure.

Selon l’analyste Derek Spronck, le changement accroît la probabilité de voir SNC céder ses activités des secteurs de la construction et des ressources pour permettre à l’entreprise de renouer avec ses racines dans l’ingénierie et la conception. Le mois dernier, la société montréalaise a annoncé son intention de cesser de soumissionner sur des contrats à prix forfaitaire et de mettre fin à ses activités dans 15 pays.

SNC-Lavalin a annoncé que son nouveau vice-président devrait prendre ses fonctions le 1er août après avoir quitté son poste de directeur général chez Gammon Construction, de Hong Kong. M. White possède plus de trois décennies d’expérience, dont plus de 20 ans dans l’entreprise de construction britannique Balfour Beatty.

Le poste de M. White à Londres continue de soulever des questions sur l’avenir de SNC-Lavalin au Canada, où son activité diminue depuis plusieurs années et où un procès en cours pour corruption, pour lequel une éventuelle condamnation pourrait l’empêcher de soumissionner pendant dix ans sur des contrats fédéraux.

Entreprise dans cette dépêche : (TSX : SNC)