L'Oréal «prêt» à racheter la part de Nestlé

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Les spéculations récurrentes sur une éventuelle sortie de Nestlé du capital de L'Oréal avaient été ravivées en septembre après le décès de Liliane Bettencourt, l'héritière du fondateur de l'empire des cosmétiques et l'inspiratrice du pacte d'actionnaires avec le géant suisse de l'agroalimentaire, existant depuis 1974.

Photographer Fabrice Dimier, archives Bloomberg

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Agence France-Presse
CLICHY

L'Oréal est « prêt » à racheter à Nestlé ses 23 % de capital si cette entreprise décidait de s'en défaire un jour, a assuré vendredi le PDG du géant mondial des cosmétiques, alors qu'un pacte d'actionnaires expirera prochainement.

« Si, je dis bien si, Nestlé décide un jour de vendre, nous sommes prêts » pour racheter sa part, valant actuellement quelque 22,6 milliards d'euros, a déclaré Jean-Paul Agon lors d'une conférence de presse au lendemain de la publication des résultats annuels du groupe à son siège de Clichy.

Pour ce faire, L'Oréal pourrait s'appuyer sur une trésorerie disponible de 1,8 milliard d'euros et vendre sa part de 9 % dans le géant pharmaceutique français Sanofi, valant actuellement quelque 7,3 milliards d'euros, a ajouté M. Agon.

L'Oréal n'aurait pas de mal à emprunter le reste du montant nécessaire: « Nous recevons beaucoup de lettres d'amour de grandes banques désireuses de nous prêter de l'argent », a ajouté le PDG avec une pointe d'humour.

Ces déclarations confirment des propos similaires tenus par M. Agon dans des entretiens parus dans les éditions de vendredi du journal Les Échos et du Financial Times.

Les spéculations récurrentes sur une éventuelle sortie de Nestlé du capital de L'Oréal avaient été ravivées en septembre après le décès de Liliane Bettencourt, l'héritière du fondateur de l'empire des cosmétiques et l'inspiratrice du pacte d'actionnaires avec le géant suisse de l'agroalimentaire, existant depuis 1974.

Car une clause du pacte mentionne que celui-ci deviendra caduc six mois après le décès de Mme Bettencourt.

Nestlé et les héritiers de Mme Bettencourt, la famille Bettencourt Meyers (33 % du capital de L'Oréal) sont-ils en train de forger un nouveau pacte après l'expiration de l'actuel, le 21 mars ? Interrogé vendredi par l'AFP à ce sujet, M. Agon s'est refusé à tout commentaire.

Quelques jours à peine après la mort de Mme Bettencourt, le nouveau patron de Nestlé, Ulf Mark Schneider, avait déclaré que l'approche du groupe suisse ne changeait pas sur sa participation dans L'Oréal, en dépit des voeux contraires de l'un de ses petits actionnaires, le fonds activiste Third Point.

L'Oréal a annoncé jeudi soir un bénéfice net annuel en hausse de 15,3 % sur un an, à 3,58 milliards d'euros, pour des ventes dépassant 26 milliards d'euros et une marge d'exploitation record de 18 %, grâce notamment au dynamisme de ses activités Luxe et Cosmétique Active, en particulier en Asie.




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