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L'action de Procter and Gamble chute après des résultats passables

Le titre de Procter and Gamble perdait 3,30%... (Photo John Minchillo, archives Associated Press)

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Le titre de Procter and Gamble perdait 3,30% à 88,57 dollars à l'ouverture de la Bourse américaine pesant sur l'indice vedette DJIA dont il fait partie.

Photo John Minchillo, archives Associated Press

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Agence France-Presse

L'action de Procter and Gamble (P&G), le fabricant américain de produits d'hygiène et de consommation courante, chutait vendredi à Wall Street après des résultats passables publiés en plein bras de fer avec l'investisseur activiste Nelson Peltz.

Le titre perdait 3,30% à 88,57 dollars à l'ouverture de la Bourse américaine pesant sur l'indice vedette DJIA dont il fait partie.

M. Peltz a échoué la semaine dernière, lors d'une assemblée générale des actionnaires, à entrer au sein du conseil d'administration du groupe, dont il voulait bousculer la stratégie, mais par une marge infime et n'a pas encore reconnu officiellement cet échec.

La déception provenait notamment d'une faible progression des ventes et du fait que le groupe a maintenu ses prévisions pour l'ensemble de son exercice fiscal 2018, qui est décalé.

Sur les trois premiers mois de cet exercice, P&G a dégagé un bénéfice net de 2,85 milliards de dollars, en hausse de 5%, pour un chiffre d'affaires de 16,65 milliards de dollars (+1%), un peu en dessous des attentes du marché (16,69 milliards de dollars).

Le bénéfice net ajusté par action, la référence en Amérique du Nord, a atteint 1,09 dollar, supérieur de deux cents aux attentes.

Le groupe a également confirmé ses prévisions d'une croissance organique de 2 à 3% de ses ventes et de 5 à 7% de son bénéfice par action ajusté pour 2018.

«Les ventes et le bénéfice pour le 1er trimestre sont conformes à nos attentes et nous permettent d'être en bonne voie pour atteindre nos objectifs sur l'exercice annuel», a assuré le PDG David Taylor, cité dans le communiqué.

Sceptiques

«Nos parts de marché continuent d'augmenter avec une progression ou un maintien pour nos principales marques et marchés», a-t-il ajouté.

Mais les analystes demeuraient sceptiques, Goldman Sachs soulignant notamment que les résultats «ne sont pas aussi solides qu'escompté».

P&G commercialise notamment les lessives Ariel et Tide, les rasoirs Gillette, les dentifrices Crest, les serviettes hygiéniques Always, les couches Pampers, les shampoings Head&Shoulders et Pantene, les produits de maquillage Olay et les produits contre la toux Vicks.

Par secteurs, les produits de beauté ont vu leurs ventes progresser de 5%, les produits d'entretien et de santé de 2%, mais celles des produits d'hygiène ont chuté de 5% et celles de produits pour femmes et pour bébés de 1%.

La marge d'exploitation s'est établie à 22,4% en baisse de 40 points de base et la marge brute à 50,6% également en baisse de 40 points de base. Le taux d'imposition a atteint 23,5%.

Les analystes de Goldman Sachs s'attendaient notamment à une marge brute de l'ordre de 51,5% à 51,6% et blâment une productivité insuffisante, donnant ainsi du grain à moudre à M. Peltz.

Les dirigeants du groupe se sont refusés vendredi à commenter les aléas de la bataille engagée avec l'actionnaire activiste.

P&G a précisé lors d'une conférence avec les analystes que la progression de ses ventes sur le trimestre avait été affectée à hauteur de 30 points de base par les ouragans qui ont touché en août et septembre le sud des États-Unis et Porto Rico ainsi que le séisme au Mexique.




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