L'action de Stella-Jones a glissé en Bourse, mardi, après que le fabricant de produits industriels en bois traité eut raté la cible des analystes au troisième trimestre en dépit d'une augmentation de ses profits et de ses ventes.

Mis à jour le 8 nov. 2016
Julien Arsenault LA PRESSE CANADIENNE

L'entreprise montréalaise a affiché un bénéfice net de 45,7 millions, ou 66 cents par action, en progression de 16,3 % comparativement à il y a un an.

De leur côté, les ventes ont augmenté de 18,4 % au cours de la période de trois mois terminée le 30 septembre pour s'établir à 512,6 millions.

«La croissance des ventes et du résultat net reflète la contribution des acquisitions réalisées et l'élargissement de notre présence dans la catégorie du bois d'oeuvre à usage résidentiel», a souligné le président et chef de la direction de Stella-Jones, Brian McManus.

Toutefois, cette performance trimestrielle s'est avérée sous les attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un bénéfice par action de 71 cents et sur un chiffre d'affaires de 539,7 millions.

La déception des investisseurs s'est manifestée à la Bourse de Toronto, où l'action de Stella-Jones a clôturé la séance de mardi à 44,37 $, en baisse de 3,61 $, soit 7,5 %.

Les ventes de traverses de chemins de fer ont été de 186,6 millions, en baisse de sept pour cent comparativement au troisième trimestre de l'exercice 2015. M. McManus a prévenu qu'à court terme, la société anticipait un recul de la demande dans ce secteur jusqu'au début de 2017.

Du côté des poteaux destinés aux sociétés de services publics, grâce aux acquisitions et à l'effet favorable des devises, les ventes ont affiché une progression de 12,4 % pour s'établir à 160 millions. Elles auraient toutefois reculé de 6,2 % en faisant abstraction de ces éléments.

«Nous sommes déçus du ton prudent de la direction, qui s'attend à un retour graduel à la normale seulement en 2017, alors que nous nous attendions à une croissance des ventes de quatre pour cent au quatrième trimestre», a commenté Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, dans une note.

Les recettes de bois d'oeuvre à usage résidentiel ont doublé pour s'établir à 107,3 millions, alors qu'un recul de trois pour cent a été constaté du côté des produits industriels, où les recettes ont été de 27,5 millions.

Même si les résultats de Stella-Jones se sont avérés sous ses attentes, M. Poirier a estimé qu'un recul de l'action représentait une «occasion d'achat» pour les investisseurs, soulignant entre autres que la société avait les moyens de réaliser d'autres acquisitions.