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Nestlé souffre des effets de change

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Le groupe Nestlé s'attend néanmoins à ce que les baisses de prix, entraînées par le reflux des cours des matières premières agricoles, contribuent à doper les volumes sur la seconde moitié de l'année.

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Nathalie OLOF-ORS
Agence France-Presse
Zurich

Le géant suisse de l'alimentation Nestlé (NSRGY) a vu ses ventes s'effriter au premier trimestre en raison d'un fort impact des effets de change, mais a confirmé ses prévisions pour le reste dans l'année où il table sur une accélération au deuxième semestre.

Sur les trois premiers mois de l'année, son chiffre d'affaires s'est établi à 20,8 milliards de francs suisses (17,1 milliards d'euros), en baisse de 5,1% par rapport à la période correspondante l'an passé, a indiqué le groupe dans un communiqué.

L'impact négatif des devises s'est chiffré à 8,6%, a-t-il précisé, soit un niveau nettement supérieur à ce qu'attendaient les investisseurs.

Les ventes du groupe ont été inférieures aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP, qui les attendaient en moyenne à 21,1 milliards de francs suisses.

Sa croissance organique, qui reflète la performance hors effets de change et d'acquisitions et cessions, s'est cependant établie à 4,2% tandis que la croissance interne réelle, qui donne une indication sur la progression des volumes, est ressortie à 2,6%.

«Notre croissance organique dans les premiers mois de l'année est en ligne avec nos prévisions, davantage tirée par les volumes que par les prix», a déclaré Paul Bulcke, son directeur général, cité dans le communiqué.

Selon les analystes de Jefferies, ces chiffres constituent un «soulagement» dans la mesure où «il y avait eu des inquiétudes que la croissance organique puisse glisser sous les 4%», ont-ils commenté dans une note.

Comme attendu, les ventes en Amérique du Nord ont été affectées par la vague de froid en début d'année, qui a touché toutes les catégories. L'Amérique latine a en revanche réalisé une bonne performance, notamment au Brésil.

Pour l'ensemble de la zone Amériques, les ventes se sont montées à 6 milliards de francs suisses, la croissance organique s'établissant à 4,1%.

L'Europe, en revanche, est restée en berne, les recettes totalisant 3,5 milliards de francs suisses, le recul se chiffrant à 0,8% sur une base organique. Alors que le débat sur la déflation divise actuellement le FMI et la Banque Centrale européenne, le groupe suisse a clairement évoqué des «pressions déflationnistes», qui l'ont contraint à ajuster ses prix.

Nestlé a cependant mis en lumière des premiers signes encourageants de reprise en Espagne et au Portugal. La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont en revanche connu un début d'année plus lent.

Le groupe, dont le portefeuille de marques inclut notamment les chocolats Smarties, a toutefois pointé que le calendrier de Pâques, qui intervient plus tard cette année, avait pesé sur les ventes de confiserie.

Dans la zone Asie, Océanie et Afrique, les ventes se sont élevées à 4,4 milliards de francs suisses, dégageant une croissance organique de 5,3%, le groupe évoquant un environnement «partagé et volatil» dans toute la zone.

La croissance a ralenti en Chine, a reconnu Wan Ling Martello, la directrice financière lors d'une conférence d'analystes, tout en précisant que la tendance avait déjà été amorcée depuis un certain temps et reflétait le ralentissement général de l'économie du pays. Le groupe continue néanmoins d'y gagner des parts de marché, a-t-elle souligné.

Les marchés émergents constituent un axe de développement majeur pour Nestlé, sa croissance s'établissant à 8,5% dans ces pays au premier trimestre, contre 0,6% dans les pays développés.

«La croissance dans les marchés émergents a décéléré, mais je vois une accélération sur le reste de l'année», a expliqué Jon Cox, analyste de Kepler Cheuvreux, dans un courriel à l'AFP.

Il a dit ne pas croire à l'idée que l'émergence d'une classe moyenne dans les pays émergents va s'émousser, estimant que ceux-ci restaient «une opportunité plutôt qu'une menace» compte tenu entre autres de l'évolution démographique et de leur croissance économique.

Sur cette base, Nestlé a confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'année, disant s'attendre à une croissance organique autour de 5%.

A 10H17 GMT, le cours de l'action cédait 0,07% à 66,90 francs suisses alors que l'indice SMI des valeurs vedettes de la place suisse était à l'équilibre, progressant de 0,01%.




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