L’économie du Québec est « en bonne position pour poursuivre sa séquence victorieuse » en 2020, signalent les économistes de la Banque Royale/RBC dans la mise à jour de leurs « Perspectives provinciales ».

Martin Vallières Martin Vallières
La Presse

« La croissance vigoureuse de l’économie québécoise donne peu de signes d’essoufflement et 2020 s’annonce comme une autre année remarquable, quoiqu’un peu plus tranquille », lit-on dans cette analyse distribuée vendredi parmi les clients-investisseurs de la plus grosse banque canadienne selon la valeur boursière.

« Nous nous attendons à ce que cette tendance et cet optimisme (des entreprises et des ménages québécois) se maintiennent en grande partie en 2020, et fassent en sorte que la croissance économique du Québec continue à dépasser la moyenne nationale pour une troisième année consécutive », anticipent les économistes de la Royale.

Néanmoins, ils s’attendent aussi à ce que « plus la phase de croissance avancera en cours d’année, plus la cadence de la progression commencera à ralentir. » Aussi, « la prévision d’un ralentissement de l’économie des États-Unis assombrit les perspectives pour les exportations de la province. »

Facteurs favorables

Entre temps, les économistes de la Royale signalent les « nombreux facteurs qui jouent en faveur » de la bonne tenue de l’économie québécoise pour la prochaine année :

- une main-d’œuvre très instruite et créative

- une base industrielle diversifiée qui connaît actuellement une croissance généralisée dans les principaux secteurs

- des entreprises et leurs dirigeants qui sont parmi les plus optimistes du pays

- des ménages familiaux qui sont relativement en bonne position financière, avec un niveau d’endettement inférieur à celui de l’Alberta, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique

- un coût de la vie, incluant le logement, est plus abordable que celui de nombreuses provinces du pays

Enfin, les économistes de la Royale signalent « l’impressionnant revirement de situation du côté du budget du gouvernement provincial, qui s’est traduit par des surplus inégalés l’an dernier et qui pave la voie à une politique budgétaire plus accommodante. Des hausses des dépenses et des réductions fiscales ciblées sont à prévoir. »

Consultez les « Perspectives provinciales 2020 » des économistes de la Banque Royale, avec leur analyse sur le Québec en page 7.