La prochaine augmentation de 1,3 % des tarifs d’électricité que vient d’annoncer Hydro-Québec est supérieure au taux réel d’inflation et elle nuira à la relance économique du Québec, selon les consommateurs industriels d’électricité.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

« Bien que strictement correct en vertu de la nouvelle loi qui permet désormais Hydro-Québec à fixer ses tarifs selon l’inflation jusqu’en 2025 sans autorisation de la Régie de l’énergie, cette augmentation est néanmoins consternante », déplore le président de l’Association québécoise des consommateurs d’électricité, Jocelyn Allard.

Il souligne que la hausse qui s’appliquera le 1er avril 2021 ne reflète pas le taux réel d’inflation puisqu’elle a été calculée de septembre 2019 à septembre 2020, soit pendant six mois au taux d’inflation observé avant la pandémie. « La conjecture est tout autre depuis le mois d’avril avec une moyenne mensuelle d’inflation de l’ordre de 0,2 % ».

Cette hausse de 1,3 % s’appliquera à tous les clients d’Hydro-Québec, à l’exception des grands consommateurs industriels d’électricité, qui attendent toujours de savoir quelle sera l’augmentation pour leur catégorie tarifaire. Mais ils sont inquiets parce qu’ils estiment qu’Hydro-Québec ne tient pas compte du fait que le contexte économique est « complètement chamboulé ».

« En augmentant ainsi les tarifs d’électricité, Hydro-Québec nuit vraisemblablement à la relance économique du Québec », déplore Jocelyn Allard. Selon lui, Hydro-Québec aurait dû s’inspirer de la Banque du Canada, qui a déjà indiqué qu’elle n’augmenterait pas ses taux d’ici 2023 afin de faciliter la relance économique au pays.