Inversago Pharma vient de réussir à financer les premiers essais cliniques de ses nouveaux médicaments destinés aux patients atteints de maladie du foie, de diabète et du syndrome de Prader-Willi. La société de biotechnologie de Montréal a complété un financement de série B de 47 millions de dollars canadiens mené par Forbion des Pays-Bas avec une participation importante du Fonds de solidarité FTQ et de ses investisseurs existants.

Isabelle Dubé Isabelle Dubé
La Presse

Fondée en 2015 à Montréal par François Ravenelle, la société de biotechnologie utilisera les fonds pour ses essais cliniques de phase 1 et 2. « Les études cliniques vont commencer dans les prochaines semaines, explique François Ravenelle en entrevue avec La Presse. De nouveaux administrateurs se joignent aussi à nous pour nous amener à la prochaine étape, car nous aurons besoin d’autres fonds pour la suite. »

La cible thérapeutique des médicaments développés par l’entreprise de Montréal est le récepteur cannabinoïde-1 (CB1), dont on a découvert qu’il était activité par la marijuana, mais qui, dans les recherches menées aujourd’hui, n’a rien à voir avec le cannabis, précise François Ravenelle.

« Ce récepteur CBI contrôle tout l’apport énergétique du corps humain. C’est lui qui dit si vous avez faim, c’est lui qui dirige les cellules pour mettre du gras en réserve », vulgarise-t-il.

Contrairement aux anciens médicaments retirés du marché il y a une dizaine d’années et qui visaient les récepteurs du cerveau, les molécules d’Inversago Pharma agissent sur les récepteurs CBI, mais en périphérie du cerveau.

« On croit qu’on n’aura pas les mêmes effets d’anxiété et de dépression que causaient les anciens médicaments », affirme l’entrepreneur et docteur en chimie physique.

La Société a pour ambition de procurer de nouvelles options thérapeutiques à ceux qui souffrent de Prader-Willi (SPW), de stéatose hépatique non alcoolique (NASH), de diabète de type 1 (DT1) et de néphropathie diabétique.