La NASA et l’Agence spatiale européenne ont publié ce matin une nouvelle vidéo de Saturne, croquée par le télescope spatial Hubble en juin dernier.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

La vidéo montre qu’une tempête géante filmée par Hubble il y a un an s’est résorbée, contrairement à une gigantesque formation météorologique se trouvant au-dessus du pôle Nord de Saturne.

« Le but du projet est de comprendre les dynamiques atmosphériques et l’évolution des planètes géantes gazeuses de notre Système solaire », expliquent les chercheurs du projet Évolution des atmosphères des planètes extérieures (OPAL) dans un communiqué. OPAL se sert d’une caméra de Hubble pour filmer à intervalles réguliers les géantes gazeuses comme Saturne.


La formation météorologique du pôle Nord de Saturne, qui n’a pas d’équivalent sur son pôle Sud, est causée par un courant-jet à haute vitesse. Elle a une forme hexagonale et fait quatre fois le diamètre de la Terre. La tempête observée en septembre 2018, qui a maintenant disparu, mesurait un peu moins que le diamètre de la Terre. Une formation atmosphérique de taille similaire a été observée par Hubble en juin dernier au centre de Saturne. Le diamètre de Saturne est presque dix fois plus grand que celui de la Terre.


Hubble a croqué Saturne le 20 juin dernier, alors qu’elle était au plus proche de la Terre, à 1,36 milliard de kilomètres, plus de 4000 fois la distance entre la Terre et la Lune.


Cette année, deux études tirées de données de la sonde Cassini, qui s’est écrasée sur Saturne en 2017, ont montré par ailleurs que ses anneaux sont plus minces et beaucoup plus récents que prévu, moins de 100 millions d’années plutôt que 200 millions d’années.


Découverts au début du 17e siècle par le mathématicien néerlandais Christian Huygens, les anneaux de Saturne avait une épaisseur évaluée à 500 kilomètres au 18e siècle, puis à 2,3 kilomètres dans les années soixante grâce aux observatoires modernes. La sonde Cassini a montré qu’ils ont moins d’un kilomètre d’épaisseur.