Une équipe de chercheurs français a identifié une nouvelle classe de molécules, les «polyoxométallates», composés principalement de métaux et d'oxygène, qui pourraient à terme ouvrir de nouvelles approches pour concevoir de futurs médicaments contre le cancer.

Mis à jour le 23 juill. 2008

Un cancer correspond à la multiplication anarchique, ou prolifération, de cellules anormales de l'organisme.

La vie et la mort des cellules est régentée en permanence par une combinaison de signaux. Parmi les acteurs impliqués dans l'interprétation et la transmission de ces signaux, la protéine-kinase CK2 joue un rôle déterminant dans le contrôle de la prolifération et de la survie cellulaire.

Cette enzyme est hyperactivée dans de nombreux cancers, d'où la recherche de molécules capables d'inhiber son activité anormale.

L'originalité des travaux des chercheurs de l'Institut de chimie moléculaire et de l'Institut de recherche en technologies et sciences pour le vivant est d'avoir mis en évidence une nouvelle classe d'inhibiteurs de la CK2, les polyoxométallates.

Composés principalement de métaux (molybdène et tungstène) et d'oxygène, ils constituent les inhibiteurs de CK2 les plus puissants actuellement connus, indique le Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS) dans un communiqué.

Ces travaux, publiés cette semaine dans la revue spécialisée Chemistry and Biology, pourraient permettre de mieux comprendre le fonctionnement de la CK2, et, à plus long terme, ouvrir de nouvelles approches pour développer de futurs médicaments anti-cancer.