En plus d'arrêter le député du Chomedey Guy Ouellette, l'équipe spéciale d'enquête chargée de faire la lumière sur les fuites de documents confidentiels à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a exécuté six mandats de perquisition et rencontré une dizaine d'individus au courant de la journée d'hier, selon un communiqué laconique émis ce matin.

Publié le 26 oct. 2017
Vincent Larouche LA PRESSE

L'UPAC confirme que des membres de plusieurs corps de police ont participé à l'opération. La Presse révélait ce matin que l'équipe comprenait des enquêteurs de l'UPAC, du SPVM, de la GRC, de la police de Longueuil, de la police de Québec et de la police de Gatineau. Ils avaient aussi l'aide de l'équipe de filature de Revenu Québec.

«Les perquisitions, certaines dans la région de Montréal et d'autres dans la région de Québec, se sont déroulées jusqu'à tard hier soir», précise le communiqué.

«Dans le cadre de la même opération, les policiers ont également procédé à une arrestation qui s'est avérée nécessaire, entre autres pour sécuriser des éléments de preuve ainsi que pour empêcher que les infractions se continuent ou se répètent», poursuit le texte, dans une référence à l'arrestation du député, dont elle refuse toujours de confirmer le nom.

«Les enquêteurs procèderont à l'analyse de la preuve recueillie hier avant que le dossier ne soit soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales qui déterminera s'il y a lieu de porter des accusations. Par conséquent et pour des considérations juridiques, le commissaire à la lutte contre la corruption ne fera aucun commentaire à cette étape-ci de l'enquête», conclut le communiqué.