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Le maire de L'Assomption visé par deux enquêtes

Jean-Claude Gingras... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Jean-Claude Gingras

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Ce n'est pas une, mais deux enquêtes policières qui visent le maire de L'Assomption, Jean-Claude Gingras. L'Unité permanente anticorruption (UPAC) le soupçonne d'entrave à la justice, d'abus de confiance et d'ingérence.

Comme l'a constaté La Presse en prenant connaissance de la dénonciation de l'UPAC en vue d'obtenir un mandat de perquisition à l'hôtel de ville de L'Assomption, le maire fait l'objet d'une enquête appelée Mascaret. Le dossier a été ouvert à la suite d'une plainte déposée par l'entremise de la ligne de dénonciation de l'UPAC.

L'objet de l'enquête, qui est toujours en cours, n'est pas précisé. On indique toutefois que des personnes rencontrées ont dénoncé «l'abus de confiance et l'ingérence faite par Jean-Claude Gingras dans le cadre de ses fonctions à des fins autres que l'intérêt public».

Un témoin du projet Mascaret a alerté la police sur un autre sujet: le maire «Gingras tentait, par divers moyens», peut-on lire dans les documents, que la municipalité ne recoure plus à un témoin expert tel que requis par la cour municipale dans les causes de système d'échappement.

Le maire Gingras avait en effet décidé de mettre fin à l'opération Trompette, en vigueur depuis cinq ans et menée par la police locale. Des barrages routiers et des vérifications permettaient de donner des constats d'infraction pour des silencieux d'autos et de motos non conformes au Code de la sécurité routière.

Depuis son élection, en novembre dernier, Jean-Claude Gingras n'a pas caché sa volonté de ne plus talonner les motocyclistes. Lors de la remise de constats d'infraction, en juillet dernier, il aurait même essayé de les faire annuler, selon ce qu'ont relaté certains témoins aux enquêteurs.

En outre, le directeur général de la Ville, Jean Lacroix, a insisté pour rencontrer le policier à l'origine de ce «zèle» à titre de «patron», a raconté le directeur du service de police de L'Assomption, Normand Desjardins. Selon ce dernier, le maire voulait le suspendre ou même le congédier.

Lors de sa rencontre avec l'UPAC, M. Desjardins a mentionné vouloir porter plainte pour «l'intimidation et les menaces à son endroit dans le cadre de ses fonctions» de la part du maire Gingras et du directeur général Lacroix.

Mais ce qui semble avoir mis le feu aux poudres, c'est le refus de la procureure de la Ville, Me Suzanne Dubé, d'annuler la convocation du témoin expert pour les journées d'audiences en cour municipale. Dans un courriel transmis à M. Lacroix, Me Dubé explique qu'elle ne pouvait donner suite à cette demande pour des raisons de déontologie. La journée même, le conseil municipal a voté majoritairement l'annulation du mandat de Me Dubé. Les élus ont jugé que sa position était «inacceptable» et constituait de «l'insubordination et un affront».

Le maire Gingras a refusé hier de s'entretenir avec La Presse, estimant qu'il était prématuré de commenter le dossier. La responsable des communications à son cabinet, Guylaine Bédard, a toutefois tenu à rappeler qu'aucune accusation n'a été déposée contre le maire et le directeur général de L'Assomption.




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