La demande de libération conditionnelle de l’auteur de la tuerie de Concordia de 1992, Valery Fabrikant, a été rejetée une fois de plus par la division d’appel de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Léa Carrier
Léa Carrier La Presse

Dans son jugement, la CLCC a débouté le quadruple meurtrier qui avait fait appel de la décision rendue en décembre dernier, se disant victime d’un traitement biaisé et inadéquat. « La division d’appel estime que la Commission a rempli son devoir d’agir équitablement », a tranché le CLCC.

M. Fabrikant, aujourd’hui âgé de 81 ans, soutenait que les commissaires l’avaient induit en erreur, lui avaient refusé des requêtes et affichaient un parti pris. « Contrairement à ce que vous avez affirmé à la division d’appel, la Commission n’a pas fait preuve de partialité. La Commission a procédé à l’audience de manière à atteindre son objectif : l’examen de votre dossier en vue d’une libération conditionnelle totale. »

Et cet examen, M. Fabrikant l’a échoué lors de sa demande de libération conditionnelle en décembre 2020, la dernière en date. « La Commission a considéré que bien que certains progrès puissent être observés, vous n’avez pas les outils et les compétences nécessaires pour un retour réussi dans la communauté », lit-on dans la décision.

Son manque d’empathie et le « risque élevé de désorganisation face à des situations difficiles » ont été relevés à plusieurs reprises par les commissaires. Depuis le début de la pandémie, M. Fabrikant présenterait aussi plusieurs signes de « paranoïa » et de « distorsions cognitives ».

Professeur en génie mécanique à l’Université Concordia, M. Fabrikant a fait irruption en août 1992 au département de génie, et a tué par balles quatre collègues enseignants. Une secrétaire a aussi été blessée. Il purge depuis une peine de prison à perpétuité à l’Établissement Archambault, à Sainte-Anne-des-Plaines, en banlieue de Montréal.