Des policiers montréalais ont fait « toute une découverte » cette semaine, alors que plusieurs grammes de cocaïne, de cannabis et d’autres stupéfiants, ainsi qu’un « dangereux fusil » de calibre 12 au canon scié, ont été saisis dans un véhicule intercepté en plein couvre-feu, dans le quartier Rosemont.

Publié le 12 févr. 2021
Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Les faits se sont produits lundi soir dernier, vers 21 h 45, selon ce qu’a rapporté vendredi le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Un « véhicule suspect » qui circulait avec les phares éteints a d’abord attiré l’attention de deux patrouilleurs, sur l’avenue Papineau.

Suivie incognito par les agents, la voiture s’est immobilisée dans une station-service Shell. Les deux suspects, un conducteur de 51 ans et une passagère de 32 ans, ont effectué des commissions. À leur sortie du commerce, ils ont été interpellés par les patrouilleurs. Ceux-ci ont demandé à l’homme et à la femme de justifier leur non-respect du couvre-feu, en donnant leur identité.

D’après le porte-parole du SPVM, Jean-Pierre Brabant, l’homme a donné son identité, mais la femme, elle, « n’avait pas de pièces d’identité » et donnait « des informations invérifiables » aux agents, de façon verbale. Elle a été mise en état d’arrestation pour entrave au travail des policiers, car ceux-ci « avaient des raisons de croire qu’elle ne donnait pas sa véritable identité ».

La femme a été fouillée et des stupéfiants ont été trouvés. Les patrouilleurs ont ensuite fouillé le véhicule et y ont découvert « 7,5 g de cocaïne, 36 g de cannabis et une somme d’environ 2000 $ en argent comptant, de même qu’un sac contenant une quarantaine de grammes d’une substance encore non identifiée ».

En y regardant de plus près, les policiers ont également trouvé le fusil au canon coupé. L’arme, capable d’infliger de terribles dommages à courte portée, était dissimulée dans un sac de vêtements.

Extrait d’une déclaration du Service de police de la Ville de Montréal

La femme arrêtée dans cette affaire a comparu devant un juge le 9 février, puis a été libérée sous caution. « Ces deux personnes sont connues de nos services », a précisé l’agent Brabant à ce sujet. Plusieurs chefs d’accusation pourraient être déposés contre les deux suspects, qui feront également l’objet d’un « rapport d’infraction général » pour avoir enfreint le couvre-feu « à de multiples reprises ».