L’adolescent de 17 ans accusé d’avoir tué un ado de 15 ans pendant une bagarre entre amis le 1er janvier 2020, dans un parc du quartier Fabreville à Laval, a été cité à procès mercredi sur l’accusation la plus grave du Code criminel : meurtre au premier degré.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

C’est la décision qu’a rendue mercredi matin le juge Pierre Hamel au terme de l’enquête préliminaire de l’adolescent en Chambre de la jeunesse du palais de justice de Laval. Une ordonnance de non-publication nous empêche de révéler les détails de cette affaire. De plus, les noms des nombreux mineurs impliqués dans ce drame sont protégés par la loi.

Ce meurtre avait suscité tout un émoi dans le quartier Fabreville l’an dernier. Au début des procédures judiciaires, une dizaine de proches de la victime s’étaient présentés au palais de justice de Laval en portant une épinglette à l’effigie de l’ado de 15 ans.

D’abord accusé de meurtre au second degré, l’adolescent de 17 ans devra finalement subir un procès pour un chef – plus sévère – de meurtre au premier degré. Comme mineur, il risque une peine maximale de 10 ans, dont six ans de détention et quatre de liberté sous conditions.

Même s’il avait 16 ans au moment des faits, l’accusé pourrait toutefois être assujetti à une peine pour adulte s’il est reconnu coupable.

À ce stade des procédures, le juge devait déterminer s’il existait suffisamment de preuves pour permettre à un jury de conclure à la culpabilité de l’accusé.

L’adolescent de 17 ans fait également face à d’autres d’accusations, dont voies de fait avec une arme et port d’une arme dans un dessein dangereux. Notons qu’il demeure libre pendant la durée des procédures judiciaires.

MMarie-Ève Vautier représente le ministère public, alors que l’accusé est défendu par MGuy Poupart.