(Saint-Hyacinthe) Douze activistes antispécistes ont plaidé non coupable, ce matin, à des accusations d’entrée par effraction dans le but de commettre un méfait à la suite de leur participation à un sit-in de plusieurs heures dans une porcherie le 7 décembre dernier.

Daphné Cameron Daphné Cameron
La Presse

Plus d’une centaine de personnes sont déplacées pour les appuyer. Munis de pancartes arborant des photos de porcs mal en point, ils ont manifesté sur les marches du palais de justice, puis dans les rues de Saint-Hyacinthe, en scandant « Nous sommes ici pour les animaux ».

L’agricultrice propriétaire de la ferme visitée par les accusés s’est aussi déplacée pour la comparution. « Ce qui nous est arrivé, je ne le souhaite sincèrement à personne », a déclaré Josiane Grégoire, qui affirme avoir du mal à dormir depuis cet événement. « Je suis là pour qu’ils voient qu’ils ne m’ont pas rien fait. »

Les douze accusés – onze femmes et un homme – ont aussi plaidé non coupable à une accusation d’entrave au travail d’un agent de la paix. Ils ont opté pour un procès devant juge seul. Une mineure devra aussi répondre aux mêmes accusations demain en Chambre de la jeunesse.  

Les activistes, qui font partie du groupe de désobéissance civile Direct Action Everywhere, sont représentés par sept avocats de la défense de renom : Gary Martin, Pierre Poupart, Lida Nouraie, Annie Émond, Giuseppe Battista, Dominique Shoofey et Louis-Nicholas Coupal.

« C’était vraiment satisfaisant de se lever devant le juge et de plaider non coupable », a indiqué l’une des accusées, Jenny McQueen, à sa sortie de l’audience.

« Je suis reconnaissante et vraiment touchée par la vague de soutien que nous avons reçu aujourd’hui, cela montre que les Québécois sont préoccupés par ce qu’il se passe à l’intérieur des fermes », a ajouté une autre accusée, Jennifer Donavan.

La cause sera de retour devant le tribunal le 6 avril.