La police qui assure la sécurité à Sainte-Marthe-sur-le-Lac lance un appel au calme et dénonce des propos « intolérables » tenus par certains internautes depuis la rupture de la digue qui protégeait la ville, fin avril.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Alors que la municipalité est toujours ébranlée par l’attaque à la voiture-bélier contre un bureau d’aide aux sinistrés, mardi soir, les autorités disent avoir détecté « une hausse de la tension » parmi la population.

« Nous avons constaté que quelques citoyens exprimaient leur mécontentement par des messages et commentaires haineux sur les réseaux sociaux, incitant les gens à la violence, la haine et voire même la commission d’actes criminels », a indiqué la Régie de police du Lac des Deux-Montagnes, qui patrouille à Sainte-Marthe, sur les réseaux sociaux.

 « Les comportements ci-haut mentionnés sont intolérables. » Hier, plusieurs citoyens ont confié à La Presse leur profonde frustration envers les pouvoirs publics qui n’en font pas assez - à leur avis - afin de leur permettre de reprendre une vie normale. Certains refusaient même de blâmer Jean-François Chénier, l’homme qui a attaqué le centre communautaire mardi soir, sans faire de blessés.

Une vingtaine de personnes se trouvaient à l’intérieur. Cette frustration s’exprime aussi sur l’internet. Il y a deux semaines, Chénier lui-même avait mis en ligne une vidéo où il menaçait le gouvernement du Québec. « Vous allez payer d’une façon ou d’une autre. […] Je ne pardonne pas », affirmait-il dans le montage. D’autres expriment des propos semblables directement sur les réseaux sociaux. 

« Le civisme et l’ordre sont de mise en tout temps, a écrit la Régie de police du Lac des Deux-Montagnes. Votre service de police tient à rappeler que plusieurs ressources sont en place pour venir en aide à la population marthelacquoise qui en ressent le besoin.  Nous encourageons la population à continuer de nous rapporter tout acte criminel ou propos inquiétant dont ils sont témoins. »