(Saint-Jean) L’avocat de Dennis Oland a plaidé jeudi que les arguments de la Couronne sont fondés sur des preuves indirectes et que certains éléments ne collent pas.

La Presse canadienne

Le procès de M. Oland pour le meurtre au deuxième degré de son riche père tire à sa fin, avec les plaidoiries finales des avocats, au palais de justice de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Richard Oland avait été frappé plus de 40 fois avec une arme semblable à un marteau dans son bureau de Saint-Jean, en juillet 2011. Des lacérations profondes sur ses mains suggèrent qu’il a essayé de se protéger de son agresseur. L’arme du crime n’a jamais été retrouvée par les enquêteurs.

Lors du procès, la Couronne a laissé entendre que les problèmes financiers du jeune Oland l’avaient poussé à tuer son père ; la défense a plaidé que cette thèse se fondait sur de pures spéculations et des preuves circonstancielles.

On a appris au procès que la veste marron portée par l’accusé lors de la visite au bureau de son père ce jour-là portait de minuscules traces de sang et l’ADN de Richard Oland.

Dennis Oland a d’abord été accusé en 2013 du meurtre au deuxième degré de son père. Il avait été reconnu coupable lors d’un premier procès devant jury en 2015, mais le verdict a été annulé en appel et un nouveau procès a été ordonné. Le second procès a été entendu par un juge seul.