Plusieurs étudiants ont été incommodés par du gaz irritant lancé vers eux par la police, en pleine station de métro Jarry.

Mis à jour le 26 mars 2012
David Santerre LA PRESSE

Environ 150 étudiants déambulaient dans les rues du quartier Villeray, après avoir occupé les bureaux de la Fédération des cégeps pendant près de deux heures.

Ils ont tour à tour bloqué l'avenue Crémazie et la rue Saint-Hubert vers le sud. Ils se dirigeaient vraisemblablement vers le collège de Rosemont. Plusieurs étudiants étaient masqués et portaient des lunettes de ski, mais la manifestation était tout de même pacifique.

Jusqu'à ce que le groupe arrive sur la rue Jarry, devant la station de métro du même nom.

Un individu a fracassé la vitrine d'une succursale de la SAQ sans avertissement .

Un groupe de jeunes l'a immédiatement hué.

Rapidement, quelques policiers du poste de quartier l'ont pris en chasse.

Il a couru jusque dans le métro, pourchassé par les agents. Un groupe d'étudiants s'est à son tour engouffré dans le métro derrière les policiers, craignant de les voir user d'une trop grande force contre l'auteur du méfait.

À un moment donné, les agents se sont retrouvés en infériorité numérique par rapport aux manifestants dont certains les insultaient copieusement.

Ils ont fini par asperger le groupe de poivre de Cayenne pour les disperser. Les couloirs du métro étant un espace clos, plusieurs des jeunes ont été incommodés.

«Maalox», criait un jeune fuyant les lieux avec les yeux fermés. Ce médicament antiacide est couramment utilisé dans les manifestations par ceux qui se font asperger de gaz irritant qui se le versent dans les yeux.

Le groupe d'intervention est ensuite arrivé sur les lieux, et tous les manifestants en furie contre la police se sont rapidement repliés à l'extérieur où la situation est tranquillement revenue à la normale. Plusieurs techniciens ambulanciers d'Urgences Santé ont été appelés sur les lieux pour offrir des soins aux incommodés. L'un d'eux a dû être transporté à l'hôpital.

Les agents auraient finalement mis en état d'arrestation celui qui a fracassé la vitrine.

Aucune interruption de service n'a été causée dans le métro en raison de cette échauffourée.