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Adèle Sorella accusée du meurtre de ses deux fillettes

Adèle Sorella est accusée d'avoir tué ses fillettes... (Photo PC)

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Adèle Sorella est accusée d'avoir tué ses fillettes de 8 et 9 ans

Photo PC

Hugo Meunier, Catherine Handfield
La Presse

La comparution d'Adèle Sorella, accusée d'avoir tué ses fillettes de 8 et 9 ans, a été brève, hier, au palais de justice de Laval: la femme de 43 ans devra d'abord subir une évaluation psychiatrique d'un mois à l'Institut Philippe-Pinel pour déterminer si elle est apte à subir son procès.

Son avocate Johanne St-Gelais en a fait la demande lors de la comparution éclair de sa cliente en après-midi. La Couronne ne s'y est pas objectée.

Adèle Sorella n'a donc passé que quelques secondes dans le box des accusés. La menue jeune femme aux longs cheveux bruns lisses et vêtue d'un chandail vert ample a jeté un regard furtif dans la salle d'audience remplie de journalistes, avant de tourner son visage impassible en direction de la juge Lise Gaboury.

Mme Sorella a été officiellement accusée du meurtre prémédité de ses filles Sabrina et Amanda, âgées de 8 et 9 ans, trouvées mortes mardi après-midi dans leur résidence cossue du quartier Duvernay, à Laval.

«On prétend avoir la preuve nécessaire pour l'accuser des deux meurtres, mais on demande au tribunal si cette dame est apte à subir son procès», a résumé la procureure de la Couronne, Isabelle Briand, à la sortie de l'audience. Adèle Sorella devra revenir devant le tribunal le 4 mai.

Après avoir subi une première évaluation psychiatrique à l'hôpital à la suite de son arrestation, la mère de famille a été rencontrée mercredi soir par les enquêteurs lavallois. Mme Sorella se serait faite avare de commentaires durant son interrogatoire, à la demande de son avocate. Elle n'aurait pas nié son rôle dans le meurtre de ses enfants, mais n'aurait fourni aucun détail sur les circonstances entourant leur mort.

Adèle Sorella a cependant raconté s'être endormie au volant de son véhicule avant de percuter un poteau électrique du secteur Saint-François de Laval, quelques heures après la tragédie. Une explication qualifiée de plausible par les policiers lavallois.

La mère de famille était apparemment dépressive lorsque le drame familial a éclaté, le deuxième à Laval en une semaine.

Une autopsie a été pratiquée hier sur le corps des deux victimes, pour déterminer les causes de leur mort. Elle n'aurait pas permis de trouver des traces de violence ou d'empoisonnement, mais des expertises toxicologiques plus poussées ont été demandées.

Hier encore, des cordons policiers ceinturaient la résidence de la rue L'Adjudant, où s'est jouée la tragédie. Des enquêteurs lavallois travaillent encore sur place pour recoller les morceaux du casse-tête. Plusieurs badauds et curieux défilaient sans relâche dans le rond-point de ce quartier huppé, où s'alignent des maisons évaluées à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Des oursons en peluche roses avaient été déposés devant la résidence où habitaient Sabrina et Amanda.

Suicidaire

Au cours des deux dernières années, Adèle Sorella a tenté de mettre fin à ses jours à au moins deux reprises, a confirmé hier Daniel Rock, l'avocat de Giuseppe De Vito, le père des deux fillettes. Selon Me Rock, l'accusée n'a pas reçu les soins dont elle avait besoin.

En mars 2008, il l'avait accompagnée à l'hôpital Cité de la Santé à Laval après qu'elle eut ingurgité de fortes doses de médicaments. Daniel Rock avait conseillé à l'équipe médicale de l'interner contre son gré pour la protéger d'elle-même.

«J'avais laissé mon numéro de téléphone pour que l'on m'appelle avant de la laisser partir, a dit Me Rock. Mais l'équipe de l'urgence ne m'a jamais appelé, et Adèle est repartie une journée et demie après son admission.»

Adèle Sorella avait été suivie à quelques reprises par des spécialistes. «Elle avait besoin d'aide», a dit Me Rock, visiblement affecté par le drame qui s'est abattu sur la famille De Vito.

Le porte-parole du Centre de santé et services sociaux de Laval, Mathieu Vachon, ne pouvait commenter le cas de Mme Sorella en particulier. Il a indiqué qu'en vertu de la loi P-38, c'est le psychiatre qui peut décider de garder un patient contre son gré s'il juge qu'il est dangereux pour lui-même ou pour les autres.

Adèle Sorella a également tenté de se suicider en novembre 2007 en sautant d'un viaduc, rapporte Me Rock. Un employé du ministère des Transports avait réussi à l'agripper à temps.




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