(Washington) Procédure de destitution, médias, démocrates… Donald Trump a profité du traditionnel pardon présidentiel de dindes avant Thanksgiving pour lancer des piques à ses adversaires favoris en abordant une large variété de sujets.  

Agence France-Presse

«Butter, je te souhaite beaucoup de chance, je t’accorde par la présente une grâce totale!».  

Devant un parterre d’invités et de nombreux journalistes dans les jardins de la Maison-Blanche, Donald Trump a gracié deux dindes - «Pain» et «Beurre» en français - se pliant à une coutume de cette fête familiale durant laquelle le pays est à l’arrêt.  

AFP

Bread et Butter ont passé le week-end au Willard Intercontinental Hotel, à Washington, en attendant leur pardon.

Les deux oiseaux finiront leurs paisibles jours sur le campus de Virginia Tech, à 400 km au sud de Washington.

Se prêtant à l’occasion aux plaisanteries de rigueur, le président républicain n’a pas hésité à ironiser sur la procédure en destitution lancée contre lui et à se moquer de l’élu démocrate qui supervise l’enquête.

«Heureusement, Bread et Butter ont été élevées pour rester calmes en toutes circonstances, ce qui sera très important puisqu’elles ont déjà reçu des injonctions à comparaître dans le sous-sol d’Adam Schiff».

AFP

Les dindes sont originaires de Caroline du Nord.

Le milliardaire new-yorkais a aussi plaisanté sur le double sens en anglais de «Turkey» («la dinde» ou «la Turquie») ironisant sur les accusations des démocrates selon lesquelles il aurait été trop laxiste à l’encontre du pouvoir turc.

Le président américain a enfin réservé une blague aux médias, qu’il accuse régulièrement d’alimenter «une chasse aux sorcières» à son encontre, assurant que les journalistes apprécieraient cette journée puisque les «dindes sont très proches des vautours».