(Washington) Donald Trump avait affirmé plaisanter lorsqu’il avait dit être «l’Élu», mais pour l’un de ses secrétaires, c’est une évidence : le président républicain a été choisi par Dieu… comme son prédécesseur démocrate.

Agence France-Presse

«Vous savez, Barack Obama ne devient pas président des États-Unis si Dieu ne l’a pas décrété. Et Donald Trump non plus», a déclaré le secrétaire sortant à l’Énergie, Rick Perry, sur la chaîne Fox News dans un entretien diffusé dimanche.  

Levant soudainement la tête vers le ciel au détour d’une de ses conférences de presse improvisées, Donald Trump s’était autoproclamé fin août «l’Élu» choisi pour mener la guerre commerciale contre la Chine. Il avait ensuite affirmé qu’il plaisantait et éreinté les médias qui l’avaient pris au sérieux.  

Faisant référence à cet épisode, M. Perry, un chrétien pratiquant, a rapporté une conversation récente qu’il a eue avec le milliardaire républicain.  

«Je sais que des gens ont dit que vous aviez dit être l’Élu. Et j’ai répondu que vous l’étiez. J’ai dit “Si vous êtes un chrétien croyant, vous comprenez le projet de Dieu pour ceux qui nous gouvernent et nous jugent sur cette planète», a-t-il ajouté.

Plusieurs membres de l’administration Trump, dont son vice-président Mike Pence, sont des chrétiens pratiquants.  

En mars dernier, le chef de la diplomatie Mike Pompeo avait été interrogé, lors d’une visite à Jérusalem, sur l’éventualité que Donald Trump ait été désigné pour «aider à sauver le peuple juif face à la menace iranienne».

«En tant que chrétien, je crois assurément que cela soit possible», avait répondu Mike Pompeo.  

Rick Perry a été cité à plusieurs reprises par des témoins dans l’enquête en destitution menée par les démocrates au Congrès dans l’affaire ukrainienne.

PHOTO CARLOS BARRIA, REUTERS

Rick Perry et Donald Trump en juillet dernier à la Maison-Blanche.

Le secrétaire sortant a affirmé dans son entretien que Donald Trump sortirait de cette procédure sans être destitué. «C’est un individu extraordinaire», a-t-il affirmé.  

Et c’est en saluant son «travail remarquable» que M. Trump avait annoncé en octobre le départ, d’ici la fin de l’année, de son secrétaire à l'Énergie.  

Les deux hommes sont pourtant loin d’avoir toujours eu des rapports aussi cordiaux.  

Ancien gouverneur du Texas et candidat malheureux à la primaire des républicains en 2012 et en 2016, Rick Perry avait traité en 2015 son rival Donald Trump de «cancer pour le conservatisme».