(Tirana) Un restaurateur albanais a payé cher son caractère irascible: après avoir pourchassé samedi des touristes espagnols en s’agrippant à leur voiture, il a été arrêté et les autorités ont détruit son établissement construit sans permis.

Agence France-Presse

Mécontents du service dans ce restaurant sur la côte ionienne à Porto Palermo, trois touristes espagnols, ainsi que leur guide et leur chauffeur albanais, ont quitté les lieux lorsque le propriétaire est devenu agressif, ont rapporté des médias albanais.

Dans une vidéo tournée de l’intérieur de la voiture et devenue virale (à partir de 0:55), on voit un homme agrippé au capot en train de casser le pare-brise en donnant des coups de poing, alors que la voiture avance sur la route.

Lorsqu’il ne tient plus sur le capot, la voiture s’arrête, probablement pour ne pas l’écraser. Alors que le restaurateur est de nouveau debout, les touristes parviennent à s’enfuir, laissant derrière eux l’homme dont la main est ensanglantée.

Les internautes n'ont pas tardé à établir un parallèle avec le T-1000, dans une scène emblématique de Terminator 2 : Judgment Day.

Le restaurateur, Mihal Kokedhima, 51 ans, a été arrêté peu après l’incident, a annoncé mercredi la police dans un communiqué. Il s’en est d’abord verbalement pris au groupe de touristes «pour des raisons futiles», puis il a endommagé leur voiture et a légèrement blessé plusieurs des passagers, notamment une ressortissante espagnole, selon ce communiqué.

M. Kokedhima a comparu devant un tribunal à Vlora pour «menaces et agression» ainsi que pour «destruction de propriété privée».

«J’ai voulu les empêcher de partir sans payer, mais ils sont montés dans leur voiture. Je n’avais pas l’intention des les agresser mais juste de les prier de payer», a-t-il déclaré à la barre.

Après l’incident, les autorités ont fait une inspection à son restaurant Panorma et ont découvert qu’il était construit sans permis et que son propriétaire ne payait plus d’impôts depuis trois ans.

L’établissement, avec vue sur mer, a été rasé mercredi par des bulldozers.

Soucieux de l’image de l’industrie touristique locale en pleine essor, le premier ministre Edi Rama a dénoncé «le barbare qui a attaqué nos amis espagnols (et) violé le code sacré de l’hospitalité albanaise».