(Londres) David Cameron disait apprécier le tennis, Theresa May cuisiner, Boris Johnson, favori pour devenir à son tour premier ministre du Royaume-Uni, affirme lui… se détendre en peignant des bus sur de vieilles boîtes en bois.

Agence France-Presse

« Je fais des maquettes de bus… Non, je ne fais pas de maquettes. Je vais chercher de vieilles caisses en bois, vous voyez ? Et je les peins », a répondu Boris Johnson, 55 ans et finaliste pour devenir chef du Parti conservateur, à une journaliste de Talkradio qui l’interrogeait mardi sur ses passe-temps.

Ce sont « des vieilles boîtes en bois […] qui doivent avoir servi à contenir deux bouteilles de vin, donc elles comportent une division, je les transforme en bus et j’y mets des passagers », a-t-il ajouté. « Je peins des passagers qui passent du bon temps dans un bus magnifique, faible en carbone, comme on en a amené dans les rues de Londres, réduisant le CO2, réduisant l’oxyde nitreux, réduisant la pollution », a-t-il renchéri.

Sa réponse a laissé les Britanniques perplexes.

« C’est sincèrement étrange. On demande à Boris Johnson, probablement le prochain premier ministre du Royaume-Uni, ce qu’il aime faire de son temps libre, pour se détendre. Regardez ce qu’il dit… C’est si bizarre que c’en est hypnotisant », a twitté Brian Klaas, professeur en politique de l’université UCL.

Pour l’auteur anglais Simon Blackwell, cette déclaration revient surtout à dire : « Je peux littéralement dire n’importe quelle vieille merde (sic) incroyable et toujours devenir premier ministre ».

D’autres ont questionné la véracité des propos. Mais Nimko Ali, activiste en faveur des droits des femmes et amie de la compagne de Boris Johnson, a assuré à la télévision Channel4 « avoir vu de quoi il parlait ».

Ce n’est pas la première fois que Boris Johnson a recours à l’imagerie du bus à impériale, symbole de la capitale britannique, dont il aime rappeler qu’il a été le maire pendant huit ans.

Lors du référendum en 2016, il avait fait campagne en faveur du Brexit en sillonnant le pays avec un bus affublé du slogan controversé : « Nous envoyons 350 millions de livres à l’UE chaque semaine, finançons plutôt notre NHS », le service de santé public.