Eugenie Bouchard: «Je dois être patiente»

Eugenie Bouchard a participé mercredi à une conférence de... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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Eugenie Bouchard a participé mercredi à une conférence de presse en prévision de la Fed Cup, qui se tiendra samedi et dimanche à l'aréna Maurice-Richard.

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne

Un an après être devenue l'enfant chérie du tennis féminin mondial, Eugenie Bouchard vit un début de saison parsemé de changements, d'obstacles... et de défaites inattendues. Mais la jeune Montréalaise n'a pas laissé l'image d'une athlète abattue par ses problèmes, mercredi, sachant que la route est longue et que la patience est de mise.

Lors d'une conférence de presse en prévision de la Fed Cup, qui se tiendra samedi et dimanche à l'aréna Maurice-Richard, Bouchard paraissait même détendue et reposée alors qu'elle a répondu à une mini-mitraille de questions des journalistes.

Bouchard pourrait faire une pierre deux coups lors du duel contre la Roumanie ce week-end. Dans un premier temps, elle pourrait aider le Canada à réintégrer le Groupe mondial après sa défaite aux mains de la République tchèque, en février. Elle pourrait aussi se servir de l'événement pour redonner un second souffle à une saison marquée par de récents échecs aux mains de trois inconnues, dont la mieux classée était l'Américaine Lauren Davis, 66e joueuse mondiale.

«Je n'ai pas eu le début de saison que je voulais, et c'est sûr que je voudrais faire mieux. Mais je sais aussi que je dois être patiente et je sais que je ne peux pas gagner chaque match et chaque tournoi. Alors, je prends tous ces tournois où j'ai perdu tôt comme des leçons», a déclaré Bouchard, qui est bien consciente des attentes qui reposent sur ses jeunes épaules.

Bouchard fera équipe avec la jeune Québécoise Françoise Abanda et les Ontariennes Gabriela Dabrowski et Sharon Fichman contre la Roumanie, qui devra se débrouiller sans sa grande vedette, Simona Halep, troisième joueuse mondiale. Halep a préféré ne pas faire le voyage au Québec et rester en Europe afin de ne pas chambouler son calendrier de la WTA.

Malgré l'absence de Halep, qui compte déjà trois victoires cette saison sur le circuit féminin, la délégation roumaine ne sera pas à prendre à la légère. Elle pourra compter sur Irina-Camelia Begu, 36e au monde, Alexandra Dulgheru, 68e, et Andreea Mitu, 107e, notamment. En guise de comparaison la meilleure Canadienne au classement mondial, après Bouchard, est Dabrowski, au 181e rang. Fichman et Abanda sont 205e et 260e, respectivement.

Dans l'un des deux matchs de simple du week-end, Bouchard devrait affronter Begu, une joueuse qu'elle a battue en trois manches lors des Internationaux d'Australie, en janvier.

«Même si la Roumanie n'a pas sa meilleure joueuse, la tâche sera très difficile parce que leur équipe compte beaucoup de profondeur», a noté Bouchard.

Si le Canada s'incline face aux Roumaines, il sera évincé du Groupe mondial et évoluera dans le Groupe mondial II en 2016.

«C'est sûr qu'on aimerait bien rester dans le Groupe mondial, mais ceci dit, se concentrer sur la victoire ou la défaite n'est pas le chemin à prendre», a affirmé le capitaine de la délégation canadienne, Sylvain Bruneau.

«Il faut se concentrer sur ce qu'on a à faire, chaque joueuse, chaque personne au sein de l'équipe. Évidemment, c'est une bonne opportunité. On peut jouer à la maison, ce qui n'est pas toujours le cas en Fed Cup. Nous avons une bonne équipe, ils ont une bonne équipe, et ça va se jouer sur le terrain. Je pense que ce sera une rencontre difficile, qui peut aller de chaque côté. C'est certain que nous aimerions garder notre position dans le Groupe mondial, mais si ce n'est pas le cas, ce sera le Groupe mondial II. Mais surtout, je veux sentir que tout le monde se surpasse.»

Ce n'est que dimanche dernier que Bouchard a confirmé qu'elle participerait au duel contre la Roumanie, une décision qui a évidemment enchanté les dirigeants de Tennis Canada et Bruneau.

«Jusqu'à février dernier, j'ai joué dans chaque rencontre de la Fed Cup auxquelles j'ai été invitée, et j'ai toujours été fière de représenter mon pays. Je sais aussi que je dois jouer une autre fois en 2015 ou 2016 pour être admissible aux Jeux olympiques. Ç'a fait partie de ma décision. Le fait que cette rencontre ait lieu à Montréal, dans ma ville natale, rend la chose un peu plus spéciale pour moi», a déclaré Bouchard pour motiver sa décision de se joindre à l'équipe canadienne.

Mais un fait demeure: les joueuses doivent peser le pour et le contre chaque fois que se pointe un segment de la Fed Cup en raison de la lourdeur du calendrier. En février, la République tchèque s'est présentée à Québec sans Petra Kvitova, ni Lucie Safarova, deux joueuses du top 15.

«C'est sûr que c'est un peu difficile au niveau du calendrier. Pour la Fed Cup, on ne reçoit pas de points comme dans la WTA, et la plupart du temps, nous avons un tournoi la semaine immédiatement après. Pour ces raisons, je trouve que c'est un peu difficile de jouer dans tous les tournois auxquels on veut participer et toutes les rencontres de la Fed Cup. J'ai essayé de jouer beaucoup dans le passé, et c'est pour cette raison que je n'ai pas joué en février».

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