Les Sterling se contredisent, confusion autour des Clippers

Donald et Shelly Sterling en novembre 2010.... (Photo: AP)

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Donald et Shelly Sterling en novembre 2010.

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Agence France-Presse
Los Angeles

Les époux Sterling, propriétaires des Clippers de Los Angeles, ne sont plus sur la même longueur d'onde. Donald, suspendu à vie pour racisme, veut conserver son équipe tandis que son épouse a commencé à étudier les offres de rachat.

A cinq jours de la réunion du comité directeur de la NBA, qui doit formaliser, ou non, le changement de propriétaire à la tête des Clippers, la plus grande confusion règne sur les intentions du milliardaire de 80 ans et de son épouse.

Les Sterling qui détiennent chacun 50% des Clippers avaient jusqu'à mardi pour présenter à la NBA leurs réponses à la procédure lancée en avril.

Selon les termes de son avocat, Donald Sterling «est décidé à se battre jusqu'au bout» contre la NBA qui, le 29 avril, l'a suspendu à vie, lui a infligé une amende de 2,5 millions de dollars et a recommandé la vente forcée de son équipe.

Le milliardaire de 80 ans qui avait exhorté sa jeune assistante dont il était amoureux «de ne pas s'afficher avec des noirs», avait pourtant donné les pleins pouvoirs à son épouse pour qu'elle procède à la vente de l'équipe rachetée en 1981 pour 12 millions de dollars et qui en vaudrait désormais 550 millions, voire un milliard.

Vente d'ici lundi? 

«Il était dans un premier temps sous le choc, mais il se porte mieux et il a plus d'entrain», a déclaré son avocat Max Blecher à la chaîne de télévision ESPN pour expliquer ce revirement.

«Je ne sais pas de quel accord Mme Sterling parle, mais je le dis clairement, il renie tout ce qui est entrepris pour vendre l'équipe. C'est son équipe et il la vendra quand, et si, il le voudra», a ajouté l'avocat qui a gagné par le passé un retentissant procès contre la NFL, la puissante ligue de football américain.

Dans le document de 32 pages transmis à la NBA, Donald Sterling estime notamment que les sanctions qui ont été prononcées contre lui ont pour fondement «un enregistrement illégal d'une querelle entre +amoureux+» ce qui représente «une violation flagrante en Californie des droits constitutionnels».

Pendant ce temps, Shelly Sterling étudie les offres formelles de rachat qui lui sont parvenues.

Selon ESPN, citant des sources proches du dossier, Mme Sterling, qui ne vit plus avec son mari dont elle n'a toutefois pas divorcé, souhaite finaliser l'opération de vente d'ici lundi, veille de la réunion du comité directeur de la NBA.

Offre d'un consortium 

Elle aurait notamment reçu une offre émanant d'un consortium formé par Larry Ellison, patron du groupe Oracle, Oprah Winfrey, papesse de la télévision américaine, et du groupe Guggenheim qui possède déjà l'équipe de baseball des Dodgers de Los Angeles.

Toujours selon ESPN, Mme Sterling aurait précisé aux parties intéressées qu'elle souhaitait une offre de reprise recourant le moins possible à l'emprunt.

Les Clippers qui ont atteint cette année le 2e tour des séries éliminatoires, équivalent des quarts de finale pour le titre NBA, et comptent dans leur effectif les stars Chris Paul et Blake Griffin, attisent les appétits.

Les noms de Steve Ballmer, ancien N.1 du géant Microsoft, du boxeur Floyd Mayweather, sportif le mieux payé de la planète ou encore de l'ancien joueur NBA chinois Yao Ming ont notamment été cités.

La NBA, elle, a annoncé mercredi que le comité consultatif et financier, l'entité qui représente les propriétaires, s'était réuni et avait étudié les documents fournis par les Sterling.

Et elle renvoie au 3 juin, jour où les 29 autres propriétaires vont décider si Donald Sterling peut rester l'un d'entre eux.




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