Les experts américains examinent l'implant contraceptif Essure

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L'implant Essure

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Matthew Perrone
Agence France-Presse
Washington

Les experts de l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) se sont penchés sur un implant contraceptif qui serait lié à des problèmes de santé chez certaines femmes, dont des douleurs chroniques, des saignements et de la fatigue.

L'implant Essure, qui est commercialisé par le géant allemand Bayer, est présenté aux femmes comme un moyen de contraception permanent qui est installé de façon non chirurgicale.

Or, depuis 2013, la FDA a reçu des milliers de plaintes de patientes et de médecins. L'agence a convoqué une rencontre, jeudi, pour demander à ses experts d'évaluer l'efficacité et la sécurité du produit. Les recommandations du comité ne sont pas contraignantes.

Bien que Bayer prévienne que son implant peut occasionner des saignements, des douleurs au bassin ou des réactions allergiques, des femmes se plaignent que ces problèmes sont persistants. Certaines d'entre eux ont même dû se faire retirer l'implant puisqu'elles souffraient de douleurs sévères.

Les experts ont affirmé qu'ils auraient besoin de plus de données pour étudier les réactions allergiques liées au produit ou pour détecter des indices pouvant indiquer si certaines femmes sont susceptibles de développer des symptômes à long terme.

Ils ont toutefois souligné que les médecins auraient besoin de davantage de formation pour installer ou enlever l'implant contraceptif en question, qui peut parfois abîmer certaines parties de l'utérus des femmes.

Des dizaines de femmes ont assisté à la réunion de jeudi, applaudissant chaudement les experts lorsqu'ils critiquaient Essure.

Dans l'un des échanges, les spécialistes ont reproché aux représentants de Bayer d'avoir bâclé leurs recherches sur le produit, qui est fabriqué à partir d'un alliage de nickel et de titane.

Les allergies au nickel sont fréquentes et pourtant, la pharmaceutique a effectué trop peu de recherches sur les réactions liées à ce métal, selon le comité.

« Comment pouvez-vous ne pas avoir de données sur les allergies au nickel alors que vous avez un produit qui est formé à 55% de nickel et que 20% des femmes sont allergiques au nickel? », a lancé le docteur Peter Schalock, de l'école de médecine de Harvard.

L'entreprise s'est défendue en disant que les tests d'allergies sur la peau n'étaient pas fiables pour déterminer si une personne allait développer des réactions au nickel avec les implants.

Selon l'entreprise, environ 750 000 femmes ont reçu l'implant Essure depuis 2002. La FDA a toujours approuvé le produit, se basant sur des études à court terme qui assurent son efficacité et sa sécurité.

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