Enquêtes en Israël: Nétanyahou accuse la police de faire pression sur les témoins

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Benyamin Nétanyahou

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Agence France-Presse
Jérusalem

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a accusé la police de faire pression sur les témoins avec l'intention de le «salir», dans une vidéo publiée mercredi sur sa page Facebook.

Dans cette première réaction directe depuis l'annonce que son ancien conseiller Nir Hefetz allait témoigner contre lui, M. Nétanyahou affirme que «la fabrication de témoins» contre lui est destinée à «le salir, même au prix de mensonges».

Le premier ministre en visite à Washington avait appris que Nir Hefetz, l'un de ses hommes de confiance, avait signé avec les enquêteurs un accord lui conférant le statut dit de «témoin d'État».

En échange, il bénéficierait de la mansuétude de la justice dans l'affaire dite Bezeq, du nom du plus important groupe israélien de télécommunications, ont rapporté les médias israéliens.

Nir Hefetz, ancien porte-parole de M. Nétanyahou lui-même puis de sa famille jusqu'en 2017, ne serait pas jugé, n'irait pas en prison et ne paierait pas d'amende, ont indiqué les médias, qui ont présenté la nouvelle comme un possible tournant.

Nir Hefetz est le troisième proche ou ancien proche du premier ministre à accepter de coopérer avec les enquêteurs dans différents dossiers, après Ari Harow, ancien directeur du bureau puis chef de cabinet de M. Nétanyahou jusqu'en 2015, et Shlomo Filber, ex-directeur général du ministère des Communications jusqu'en 2017.

«Quand il y a quelque chose, pas besoin de ce genre de témoin et quand il n'y a rien même 1000 témoins d'État n'aideront en rien», affirme M. Nétanyahou.

«Ils vont continuer ce qu'ils font et moi je continuerai mon action historique pour le bien de l'État d'Israël», ajoute le premier ministre.

M. Nétanyahou a été questionné à huit reprises dans les au moins six dossiers en cours.

S'il n'a été formellement mis en cause dans aucun, la police a recommandé le 13 février son inculpation dans deux de ces dossiers.

Cette succession de coups durs remet en question l'avenir du premier ministre, au pouvoir depuis bientôt 12 ans au total et sans rival apparent.

Même s'il était inculpé, M. Nétanyahou ne serait pas légalement tenu de démissionner. L'enchaînement des mauvaises nouvelles a cependant suscité les spéculations sur la possibilité que le premier ministre provoque des élections anticipées.




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