Israël: les liens avec Trump priment sur la dénonciation des néonazis

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Donald Trump s'est recueilli devant le mur des Lamentations lors de sa visite en Israël, le 22 mai.

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Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Un ministre israélien proche de Benyamin Nétanyahou a déclaré que les relations avec le président américain Donald Trump importaient plus que les condamnations de néonazis, pour justifier la réaction critiquée du premier ministre aux évènements de Charlottesville.

Les critiques reprochent au chef du gouvernement israélien d'avoir tardé à dénoncer l'extrémisme de droite et l'antisémitisme affichés à Charlottesville, et de s'être contenté d'un tweet vague pour le faire, alors qu'un premier ministre d'Israël se devrait selon eux d'être à la pointe de la réprobation.

Les détracteurs de M. Nétanyahou le soupçonnent de ménager le président américain et de sacrifier sa responsabilité morale, notamment à l'égard de la communauté juive des États-Unis, aux intérêts stratégiques.

Le ministre des Communications, Ayoub Kara, considéré comme proche de M. Nétanyahou, a semblé abonder en ce sens vendredi dans le quotidien Jerusalem Post.

« Étant donné les super relations que nous avons avec les États-Unis, nous devons donner de justes proportions aux déclarations sur les nazis », dit-il.

« Il faut condamner l'antisémitisme et toute trace de nazisme, et je ferai tout mon possible en tant que ministre pour en empêcher la propagation », dit-il.

« Mais Trump est le meilleur président américain qu'Israël ait jamais eu. Il a des relations magnifiques avec le premier ministre israélien, et après les terribles années Obama, Trump est le leader incontesté du monde libre, et il ne faut laisser personne lui nuire », déclare-t-il.

M. Nétanyahou, habituellement prompt à dénoncer les manifestations de haine antisémites comme celles vues et entendues à Charlottesville, était sorti de sa réserve seulement au bout de trois jours.

« Scandalisé par les expressions d'antisémitisme, de néonazisme et de racisme. Chacun doit faire barrage à cette haine », avait-il tweeté mardi, seulement après que M. Trump eut fini par dénoncer les « violences racistes » et montré du doigt les suprémacistes blancs dont un sympathisant a tué une jeune femme à Charlottesville, dans l'est des États-Unis où des manifestants antiracistes s'étaient réunis.

C'était peu avant que M. Trump ne provoque une nouvelle controverse en déclarant qu'il y avait des torts « des deux côtés ». M. Nétanyahou n'est pas revenu publiquement sur le sujet depuis.

L'arrivée à la Maison-Blanche de M. Trump, précédé par une réputation très pro-israélienne, a été saluée par la droite en Israël comme le début d'une nouvelle ère après les difficiles relations avec l'ancien président américain Barack Obama.

Les États-Unis sont le plus important allié d'Israël, lui versant plus de trois milliards de dollars d'aide militaire annuelle et lui apportant un soutien diplomatique capital.




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