L'Iran est le «premier État soutenant le terrorisme», dit Washington

La République islamique d'Iran reste la bête noire... (PHOTO JOE KLAMAR, ARCHIVES AFP)

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La République islamique d'Iran reste la bête noire des États-Unis depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'Iran est le «premier État soutien du terrorisme» dans le monde, ont accusé mercredi les États-Unis dans leur rapport annuel sur le «terrorisme», le premier publié par l'administration de Donald Trump.

Dans ce panorama annuel mondial dressé par le département d'État, la diplomatie américaine constate également que le nombre total d'«attentats terroristes» et de victimes a baissé l'an dernier.

Cette compilation de faits et d'analyses, très attendue par les chancelleries du monde entier, couvre l'année 2016, donc avant l'arrivée au pouvoir du président républicain Trump et alors que le démocrate Barack Obama était encore à la Maison-Blanche.

Washington a une fois encore pris pour cible «l'Iran (qui) demeure en 2016 le premier État soutien du terrorisme, des groupes aidés par l'Iran conservant leur capacité à menacer les intérêts des États-Unis et de leurs alliés».

La République islamique chiite reste la bête noire des États-Unis depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980. Elle figure depuis 1984 - avec la Syrie et le Soudan - sur la liste noire du département d'État des «États soutiens du terrorisme».

Et le très timide rapprochement opéré sous l'ère Obama, à la faveur de l'accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien, a fait long feu.

L'administration Trump a certes prolongé cette semaine l'application de ce texte majeur en matière de non-prolifération et continué à honorer la levée des sanctions, mais tout en imposant de nouvelles mesures contre le programme de missiles balistiques de Téhéran, une «menace» pour le Moyen-Orient.

«Le corps des Gardiens de la révolution (armée d'élite du régime iranien, NDLR), des partenaires, alliés, intermédiaires de l'Iran continuent de jouer un rôle déstabilisateur dans les conflits armés en Irak, en Syrie et au Yémen», a dénoncé la diplomatie américaine.

Le ministère des Affaires étrangères a également fustigé Téhéran pour son soutien à des groupes «terroristes» comme le Hezbollah chiite libanais.

Dans son rapport mondial paru en 2015 - couvrant donc l'année 2014 - le département d'État s'était alarmé d'une hausse «vertigineuse» du nombre de victimes d'attentats «terroristes» sur la planète, en raison de l'irruption, à l'époque, du groupe djihadiste État islamique.

«Bien que (le nombre) d'attaques terroristes et de victimes du terrorisme ait baissé à l'échelle mondiale en 2016, pour la seconde année de suite, des groupes terroristes continuent d'exploiter des territoires sans gouvernement afin d'étendre leur pouvoir», s'inquiète encore Washington.

À cet égard, «l'État islamique en Irak et en Syrie reste la menace terroriste la plus forte sur la sécurité internationale», conclut le département d'État en citant aussi Al-Qaïda et le Hezbollah.




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