La CIA nomme un de ses «durs» pour espionner l'Iran

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Selon le New York Times, le nouveau directeur de la CIA, Michael Pompeo et Michael D'Andrea pourraient détenir les clés pour déterminer si l'Iran respecte l'accord nucléaire conclu par l'administration de Barack Obama pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme ultime, ou si au contraire la République islamique le viole.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le nouveau chef chargé de l'espionnage de l'Iran à la CIA est un « dur », qui a dirigé la traque contre Oussama Ben Laden et dirigé le très controversé programme d'assassinat par des drones armés, rapporte vendredi le New York Times.

Le choix de Michael D'Andrea - la CIA a refusé de confirmer son nom ou de commenter ses fonctions - illustre la ligne plus dure adoptée par l'administration Trump envers l'Iran, selon des sources du renseignement citées par le quotidien.

D'Andrea, qui a 60 ans et la particularité de s'être converti à l'islam, a été au coeur du combat contre les groupes djihadistes.

Il était en charge du Counter-Terrorism Center de la CIA, dans les années 2000, durant lesquelles il a supervisé la chasse au chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, qui a été tué lors d'un spectaculaire raid de forces spéciales américaines au Pakistan en mai 2011.

C'est lui aussi qui a dirigé le programme « d'assassinat ciblé » de l'administration Obama qui a tué des milliers de djihadistes et de civils au Pakistan et en Afghanistan avec des drones armés.

Le New York Times avait révélé l'identité de M. D'Andrea en 2015 après la mort de deux otages occidentaux dans le bombardement d'un drone de la CIA. L'agence de renseignement ignorait la présence des otages américain et italien dans la maison touchée.

Selon le journal, le nouveau directeur de la CIA, Michael Pompeo et Michael D'Andrea pourraient détenir les clés pour déterminer si l'Iran respecte l'accord nucléaire conclu par l'administration de Barack Obama pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme ultime, ou si au contraire la République islamique le viole.

Pendant la campagne électorale, Donald Trump avait promis à de nombreuses reprises de « déchirer » l'accord et lors d'un récent voyage en Arabie saoudite, le président a clairement désigné l'Iran comme un ennemi à abattre.




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