Paix au Proche-Orient: une réunion secrète s'est tenue en 2016

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Selon le journal israélien, John Kerry - qui n'a cessé jusqu'à son départ le 19 janvier dernier de travailler sur le conflit israélo-palestinien - avait demandé aux trois dirigeants d'accepter six principes qu'il avait ensuite dévoilés lors d'un discours à Washington le 28 décembre 2016.

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Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Une réunion secrète sur un plan de paix au Proche-Orient s'est tenue il y a un an en Jordanie entre le secrétaire d'État américain de l'époque, le premier ministre israélien, le roi de Jordanie et le président égyptien, a révélé dimanche un journal israélien, ce qu'a confirmé un ex-responsable américain.

Cette entrevue, qu'aucun média n'avait jamais pu rapporter, avait réuni en février 2016 John Kerry, Benjamin Netanyahu, Abdallah II et Abdel Fattah al-Sissi, dans la ville portuaire jordanienne d'Aqaba, précise le quotidien Haaretz, en citant d'anciens membres de l'administration Obama.

À Washington, un ex-responsable américain a confirmé à l'AFP que cette réunion secrète avait bien eu lieu à Aqaba, mais sans vouloir donner de détails sur le contenu de la proposition qu'avait faite John Kerry.

À l'époque, le chef de la diplomatie américaine s'était rendu officiellement à Amman les 19 et 20 février 2016 pour y rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas et il avait été reçu par le roi Abdallah dans sa résidence d'Aqaba, au bord de la mer Rouge.

Selon le journal israélien, John Kerry - qui n'a cessé jusqu'à son départ le 19 janvier dernier de travailler sur le conflit israélo-palestinien - avait demandé aux trois dirigeants d'accepter six principes qu'il avait ensuite dévoilés lors d'un discours à Washington le 28 décembre 2016.

L'Égypte et la Jordanie sont les seuls pays arabes à avoir signé la paix avec Israël.

Parmi ces principes, figurent le retrait israélien des Territoires palestiniens occupés depuis 1967 - avec la possibilité d'échange de terres accepté par les deux parties - la création d'un État palestinien aux côtés d'Israël - que les Palestiniens reconnaîtraient comme un «État juif» - et la déclaration de Jérusalem comme capitale des deux États.

À ces deux derniers points, Palestiniens et Israéliens ont déjà opposé des fins de non-recevoir. Les Palestiniens ne veulent pas reconnaître un État «juif», tandis qu'Israël refuse de revenir sur son annexion de Jérusalem-Est.

«Netanyahu a refusé la proposition de Kerry et indiqué qu'il lui serait difficile d'obtenir l'accord de sa coalition gouvernementale à son sujet», affirme Haaretz.

Les autorités jordaniennes n'ont pas souhaité commenter ces informations et le porte-parole de M. Netanyahu n'a pas donné suite. Du côté du Caire, la présidence égyptienne a publié dimanche soir un communiqué équivoque semblant confirmer la rencontre quadripartite mais en contestant les détails révélés par le journal israélien.

Mercredi, en recevant M. Netanyahu à la Maison-Blanche, le nouveau président américain Donald Trump avait paru s'éloigner de la «solution à deux États» israélien et palestinien, principe défendu depuis des décennies par la communauté internationale.

Mais ajoutant à la confusion des déclarations ambiguës de M. Trump, ses lieutenants ont ensuite assuré que Washington restait attaché à la solution à deux États tout en cherchant des voies alternatives pour régler le conflit israélo-palestinien.

Ainsi, en quête d'une solution «régionale» préconisée par M. Netanyahu, l'administration Trump encourage la formation d'un front uni entre Israël et les puissances arabes sunnites contre l'Iran chiite, leur bête noire commune.




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