Israël commence à démanteler la colonie d'Amona

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Des bâtiments d'Amona ont été chargés sur des remorques pour être emportés alors que d'autres ont été détruits sur place, le 6 février.

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Agence France-Presse
AMONA

Israël a commencé lundi à démanteler Amona, colonie de Cisjordanie au coeur d'une bataille politique et légale de plusieurs années, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La plupart des bâtiments d'Amona étaient des préfabriqués de plain-pied. Des engins ont chargé ceux qu'ils pouvaient sur des remorques pour les emporter et en ont détruit d'autres.

Des centaines de policiers israéliens avaient évacué mercredi et jeudi ceux parmi les 200 à 300 résidants qui avaient décidé de rester jusqu'au bout malgré les injonctions.

La grande majorité des colons sont partis pacifiquement. Mais les policiers ont employé la force pour faire partir des centaines de jeunes hommes venus des colonies voisines avec la conviction inébranlable que ces terres de Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, sont israéliennes selon la Bible, quoi qu'en disent les juges, les Palestiniens ou la communauté internationale.

La Cour suprême israélienne avait ordonné en 2014 l'évacuation d'Amona, illégale à ses yeux parce que construite sur des terres privées palestiniennes. À la différence d'Israël, l'ONU considère toutes les colonies comme illégales et comme un obstacle à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

La Cour suprême avait donné aux autorités israéliennes jusqu'au 8 février pour faire place nette.

Amona a inspiré une proposition de loi qui permettrait à Israël de s'approprier des centaines d'hectares de terres palestiniennes et de légaliser au regard du droit israélien des dizaines de colonies dites sauvages pour qu'elles ne subissent pas le même sort qu'Amona. Le Parlement israélien devait voter la loi dans la nuit de lundi à mardi.

Amona a aussi poussé le premier ministre Benyamin Nétanyahou à promettre en compensation la création d'une nouvelle colonie, qui serait la première impulsée par le gouvernement depuis 25 ans.

Le cas d'Amona a cristallisé la problématique de la colonisation au moment charnière de l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, considéré comme plus favorable aux positions israéliennes que son prédécesseur Barack Obama.

Depuis l'investiture du nouveau président américain le 20 janvier, Israël a procédé à cinq annonces de colonisation.




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